La Biennale de Venise est l’un des plus grands rendez-vous internationaux d’art contemporain, où sont exposés des artistes du monde entier. Cette année, avant même son ouverture, de nombreuses polémiques ont déjà eu lieu : la réouverture du pavillon russe après 4 ans d'absence, occupé par 40 artistes proposant une exposition curatée par la fille d'un ancien général du FSB et la fille du ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov. Une nouvelle face à laquelle le jury de la Biennale a annoncé sa démission, ce à quoi la direction a répondu que la cérémonie de remise des prix, initialement prévue le 9 mai, aurait lieu le 22 novembre, portée par un jury populaire. Quelques jours avant l'ouverture, l'Iran a annoncé qu'il ne participerait pas, sans plus de détails pour le moment. Lors de la Biennale, chaque pays peut montrer le travail d'un.e artiste de son choix durant cet évènement. Cette année, ce sont 99 pavillons nationaux qui sont présentés pour cette nouvelle édition dont le titre est In Minor Keys, choisi par la curatrice Koyo Kouoch décèdé soudainement l'année dernière. Valérie Duponchelle, journaliste pour Le Figaro, revient sur sa visite de la Biennale :“Ce qui est sûr, c’est que d’ores et déjà , les pavillons qui ont été incriminés par les polémiques ont été largement boudés par les visiteurs. J’ai été dans le pavillon de la Russie, il était quand même quasiment vide, si ce n’est les énormes bouquets de fleurs, la musique d’un groupe de Mexicains, jeunes d’ailleurs, et assez braves pour affronter le climat très délétère qui y règne. Et, donc, personne pour visiter ce pavillon. Le pavillon d’Israël, il y a peu de monde aussi pour le voir. Et, de manière générale, le pavillon américain également était complètement vide. C’est une chose spectaculaire qu’on n’a jamais vue à la Biennale de Venise. D’habitude, pour rentrer dans un pavillon américain, on fait la queue pendant très longtemps. Là , il n’y a aucune queue et personne dans les salles. Donc, si c’est le vote du public qui remet les prix de la Biennale en novembre, ça peut être très sévère aussi pour ces trois pavillons. […] I must say that for the first days of the Biennale, politics was still a big part of the discussions. And, war, its weight, its horrors, peace, its ideal, its utopia perhaps, far outweigh artistic conversations.â€
La 61e Biennale d'art de Venise se tiendra du 9 mai au 22 novembre.
- Accusé de viol et de harcèlement, le directeur du Frac Bretagne a été licencié : après des investigations en interne, le Fonds régional d'art contemporain de Rennes a annoncé mercredi 6 mai la révocation d’Étienne Bernard qui dirigeait l'institution depuis 2019. Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Rennes pour harcèlement moral, harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol aggravés. En novembre, le compte Instagram #MeTooArtContemporain relatait, de façon anonyme, des faits datant de 2008. Puis la façade de l'institution avait été recouverte de tags : “Barre-toi”, “on te voit”, “dégage”… Dans un communiqué du 6 mai, Etienne Bernard a pris acte de la décision du Conseil d'administration. Mais il conteste, “avec la plus grande fermeté” les accusations portées à son encontre qui sont, selon lui, “pour la plupart anonymes, vagues et non circonstanciées”.La loi sur les restitutions de biens culturels spoliés pendant la colonisation est définitivement adoptée : le Parlement français a définitivement adopté jeudi, après un vote au Sénat, une loi-cadre facilitant les restitutions d’Å“uvres pillées durant la colonisation française, réclamées depuis des années en Afrique. Les demandes de restitution d’Å“uvres pillées par la France sont anciennes. Mais, elles se sont heurtées à la résistance des grands musées, et ont été longtemps reléguées au second plan politique avant d’être portées à nouveau avec force au début des années 2010, notamment par le Bénin. Après son élection, Emmanuel Macron en a fait une promesse politique, mais neuf ans plus tard, peu de restitutions ont eu lieu. La loi permettra maintenant au gouvernement de restituer des Å“uvres par décret sans devoir acter au cas par cas. Le texte voté prévoit l’intégration d’un nouvel objectif aux missions des musées de France, celle de rechercher la provenance de leurs biens. Car pour qu’il y ait réclamation, encore faut-il savoir ce qui a été pris illicitement, plaide la gauche, réclamant des moyens pour cette mission.







