La 38e aura donc été la bonne. En trois mois, Donald Trump aura usé de toutes les formules possibles et imaginables dans des déclarations visant à rassurer l'opinion publique états-unienne. Celle-ci, échaudée par la guerre – moins peut-être par le nombre de morts que par la flambée des prix du pétrole – est en train de basculer dans le rejet d'une politique qui ne lui apporte pas grand-chose.
Elle entend bien le dire et l'exprimer au mois de novembre prochain, à l'occasion des élections de mi-mandat. D'où les tentatives du milliardaire président pour calmer les électeurs. Dès le 23 mars, il évoquait des « discussions très fructueuses », mais, comme sœur Anne, les Américains ne voyaient rien venir. L'accord « se rapproche grandement », assurait-il avant de le sentir « proche » et même « imminent ».
Soixante jours pour éviter la reprise des hostilités
Comme un enfant capricieux, le locataire de la Maison-Blanche est passé par toutes les phases. Celle de l'orgueilleux expliquant que l'Iran le « suppliait » et que « tout se passera relativement vite » jusqu'à la colère trépignante et insultante. L'Iran étant un pays de « tarés » qui « passera un très mauvais moment » si un accord n'était pas conclu rapidement.
Si, comme en athlétisme, seuls trois essais avaient été autorisés, Trump aurait tout simplement été éliminé. Ce n'est…





