Au moment où s'ouvre le G7 ce lundi à Evian, en France, Emmanuel Macron, invité du 13 heures de TF1, a fait le point sur la situation internationale, dans ce moment peut-être charnière : le G7 débute alors que les Etats-Unis et l'Iran ont réussi à conclure un accord mettant fin à la guerre, et ouvrant une période de discussions diplomatiques pour encore en définir tous les détails.
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Accord Etats-Unis / Iran : « Notre priorité, c'est qu'il y ait un accord solide et sérieux qui soit finalisé »
Mais face à cet accord, qui « est une bonne chose », Emmanuel Macron reste « surtout prudent et patient ». « Notre priorité, c'est qu'il y ait un accord solide et sérieux qui soit finalisé », a réagi le chef de l'Etat. Il entend notamment « s'assurer que les capacités d'uranium enrichi soient bien neutralisées », via « une supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique », en tant que « garant ». Concrètement, « soit il faut sortir cet uranium et le mettre dans un pays tiers, pour qu'il soit progressivement dilué, ou le diluer sur place », puis assurer un contrôle dans la durée. « S'il est bon, cet accord prévoira aussi la levée des sanctions sur l'Iran », dans le cas contraire, elles ne seront pas levées, prévient le chef de l'Etat.
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Emmanuel Macron veut « qu'Ormuz puisse rouvrir de manière pacifique » et dénonce l'idée d'un péage, « pas conforme au droit international »
La question cruciale du détroit d'Ormuz est évidemment au cœur du sujet. « Nous allons tout faire pour que cet accord soit une réalité. Et qu'Ormuz puisse rouvrir de manière pacifique et que le trafic puisse reprendre », soutient le chef de l'Etat.
Mais l'idée d'un péage est évoquée, ce qui serait un recul, car il était inexistant auparavant. « Ce n'est pas du tout ce qu'on souhaite car cela créerait un précédent, il y a beaucoup de détroits dans le monde », met en garde le Président, et « ce n'est pas conforme au droit international. On va en discuter et tout faire pour qu'il n'y ait pas de péage », soutient Emmanuel Macron, relevant que les Iraniens « jouent sur les mots », disant que « c'est pour des services ». Le trafic est censé « repartir maintenant », donc « vigilance, les prochaines heures vont nous le dire ».
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Mission franco-britannique pour Ormuz : le porte-avions Charles de Gaulle « peut être déployé dans les 2/3 jours qui suivront la confirmation »
Pour assurer la pérennité de cette réouverture, « nous avons construit avec les Britanniques », et d'autres nations, « une mission », a rappelé le Président. « Nous sommes prêts à agir très vite pour envoyer des chasseurs, des avions, des frégates, des démineurs. Nous avons aussi notre porte-avions […] qui reste dans la zone et qui peut être déployé dans les 2/3 jours qui suivront la confirmation », explique le chef de l'Etat, qui précise que « les Omanais nous ont déjà dit d'accord pour les escortes ». En tout état de cause, « la communauté internationale doit s'assurer que c'est une réalité qui dure ».
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Prix à la pompe : « Ce sont dans les semaines qui viennent qu'on aura un impact sur les cours »
Point important : quelles vont être les conséquences pour les prix à la pompe, alors que les carburants ont vu leurs prix augmenter ? « Ce sont dans les semaines qui viennent qu'on aura un impact sur les cours », répond-il. « Si c'est confirmé, les marchés vont baisser, mais pour que les chaînes logistiques repartent, néanmoins, il faudra quelques semaines », prévient Emmanuel Macron, qui assure que « le gouvernement va s'assurer pour que dans les délais normaux, ce soit répercuté à la pompe », « c'est la règle du jeu », soutient le Président, à l'adresse des distributeurs.
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Menace de Trump sur des droits de douane à 100 % sur le vin pour faire plier la France sur la taxe sur les géants du numérique : « Ce ne sont pas les Etats-Unis qui décident pour le droit des Européens et des Français »
Autre point sensible du G7 : Donald Trump menace à nouveau la France de droits de douane de 100 % sur le vin et le champagne si Paris ne retire pas la taxe sur les services numériques, qui toucherait les géants américains. Emmanuel Macron va-t-il céder ? « Non, car ce n'est pas comme ça que ça marche », rétorque le président de la République, « ce ne sont pas les Etats-Unis qui décident pour le droit des Européens et des Français. C'est normal, et ça ne se passera pas différemment, en tout cas, tant que je serai là  », prévient Emmanuel Macron, qui pense pouvoir « régler tout ça de manière respectueuse, par la discussion ». « C'est par des discussions, fermes et respectueuses, qu'on obtient des résultats », insiste-t-il.
Alors que certains s'étonnent que Donald Trump soit reçu mercredi soir avec faste au Château de Versailles, le chef de l'Etat souligne que « c'est un dîner pour célébrer les 250 ans de l'indépendance américains. […] La France était aux côtés des Américains dans cette guerre ».
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Recherche d'un accord sur les minerais sensibles et les terres rares : « Je pense qu'on va y arriver »
Au programme du G7 également, la question sensible des minerais critiques et des terres rares, utilisés dans les moyens de communication, les batteries de voiture ou « notre défense ». « Aujourd'hui, la Chine a beaucoup accumulé. Il y a des dépendances. Le fait d'avoir un accord où on coopère pour diversifier, éviter le blocage entre nous, je pense qu'on va y arriver », affirme le chef de l'Etat.
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Ukraine : Emmanuel Macron appelle à « renforcer la pression sur la Russie »
Autre sujet du G7 : l'Ukraine. Le président ukrainien, Volodymyr Zelenskyel, sera présent au G7 ce mardi pour des discussions. Appelant à regarder « ce qu'il se passe », avec une « Ukraine qui résiste beaucoup mieux » que certains ne l'imaginaient, le Président souhaite « qu'on renforce la pression sur la Russie », tout en assurant que l'Europe continuera d'être aux côtés de Kiev, même si Washington a pris du champ.
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Affaire Lyhanna : « Il faut que justice soit faite », soutient Emmanuel Macron, qui affirme que « manifestement, on aurait pu éviter » le drame
Interrogé sur l'affaire Lyhanna, Emmanuel Macron, « profondément touché par ce drame », a d'abord rappelé qu'on devait « la vérité » à la famille. « La première vérité, c'est qu'il y avait un violeur, manifestement, et un assassin. Je respecte la présomption d'innocence et la justice doit faire son travail », soutient le chef de l'Etat, qui insiste : « Il faut que justice soit faite et qu'on donne les moyens à la justice pour aller le plus vite possible ».
Sur les causes de ce drame, « manifestement, on aurait pu l'éviter. Il y a un travail qui a été lancé. […] Il sera rendu dans huit jours et le gouvernement pourra tirer des conclusions de tout cela dans huit jours », souligne Emmanuel Macron.
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Lutte contre les violences sexistes et sexuelles : « On a fait de multiples lois depuis 2017 », souligne le Président, qui n'écarte pas la nécessité de mettre quelques « moyens là , ou là  »
Au sujet de la loi dite intégrale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les enfants, il répond qu'« avant de savoir tout de suite s'il faut faire une loi », il remarque qu'« on a fait de multiples lois depuis 2017, et depuis que je suis Président, on a augmenté le budget de la justice ». Il n'écarte pas pour autant totalement la nécessité de mettre « des moyens là , ou là  ». Il avait pourtant dit le contraire dans un premier temps. « Je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire », avait initialement réagi Emmanuel Macron le 5 juin.
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Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : « Les parlementaires vont voter la loi avant le 15 juillet »
Sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans, que défend la France, Emmanuel Macron soutient que « les parlementaires vont voter la loi avant le 15 juillet », ce qui permettra d'appliquer la mesure dès « la rentrée » scolaire 2026. Concrètement, « pour les moins de 15 ans, pas de nouveau compte créé », et « entre septembre et la fin d'année, on ira fermer les comptes des moins de 15 ans qui existent déjà  ». Il rappelle que les réseaux « sont mauvais pour nos enfants, nos ados, ça les plonge dans une grande solitude, ça les fait souffrir », notamment par le « harcèlement », avec des effets sur leur développement « sensoriel » et « cognitif ».
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Présidentielle 2027 : « Mon principal rôle, c'est que je sois Président jusqu'à la dernière seconde et dernier quart d'heure »
Et la présidentielle ? Alors que lui-même ne peut se représenter, va-t-il soutenir un candidat pour 2027 ? « Ce qui est attendu du Président, a fortiori quand il n'est pas candidat à sa succession, c'est d'être là pour protéger, assurer l'unité, permettre de représenter le pays à l'international. […] Mon principal rôle, c'est que je sois Président jusqu'à la dernière seconde et dernier quart d'heure », répond le chef de l'Etat. Il entend assurer que la présidentielle puisse se dérouler en étant protégée des « ingérences étrangères » et des « attaques cybers ».
Pour le reste, « la campagne va se faire ». Mais il n'entend « pas faire de commentaire politique, ce n'est pas (son) rôle dans cette période », même vis-à -vis du RN, qui est plus haut que jamais. « Après, les Français me connaissent », rappelle Emmanuel Macron, « et savent ce pour quoi je me bats ». Défendant une « France plus forte, une économie plus prospère, l'innovation » dans un cadre « européen », il appelle à « un message d'optimisme pour les prochains mois ».





