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Accord Iran-États-Unis: Emmanuel Macron "ne croit pas qu'on puisse dire" que la guerre "est totalement…

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Invité du 20h de France 2, le président de la République, Emmanuel Macron, s'est réjoui de la signature de l'accord entre les États-Unis et l’Iran ce jeudi 18 juin. En revanche, le président de la République a estimé que l'on ne pouvait pas encore dire que la guerre “est totalement terminée”.

Une signature “spontanée” qui a changé beaucoup de choses. Le président de la République, Emmanuel Macron, s'est réjoui ce jeudi 18 juin de la signature d'un protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran au château de Versailles, à l'issue du G7 en France.

“L'accord s'était conclu quelques heures plus tôt. Il était bon que cela n'attende pas et qu'il puisse être signé dans ces termes, afin qu'un nouveau moment commence”, a souligné le président de la République sur France 2.

En revanche, Emmanuel Macron “ne croit pas” que l'on puisse dire que la guerre “est totalement terminée”, martelant que l'Iran ne doit pas obtenir la bombe nucléaire ni développer de capacités balistiques.

“C’est toujours mieux d’avoir un accord que la guerre, surtout quand il peut y avoir des risques d’escalade. On rentre dans une nouvelle phase qui est celle de la coopération, du dialogue, qui est mieux que la guerre”, a-t-il ajouté.

“Aider le Liban à reprendre la main”

Ce protocole accorde un délai de 60 jours pour permettre de définir les modalités d'un accord de paix entre les États-Unis, l'Iran et Israël. “Si, au terme de ces 60 jours, tous les termes ne sont pas agréés, nous pourrons prolonger ce délai. Nous entrons dans une nouvelle phase, celle de la coopération et du dialogue”, a précisé le président de la République.

Selon Emmanuel Macron, cet accord va “nous permettre d'aider le Liban à reprendre la main sur son territoire, de rouvrir des routes qui sont importantes pour nos économies et de commencer cette négociation”.

Emmanuel Macron a indiqué vouloir “très rapidement mobiliser la communauté internationale pour aider l'armée libanaise à reprendre le contrôle de son territoire”, notamment face au Hezbollah.

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“Dans les termes de cet accord, il y a un retrait d'Israël” du territoire libanais, a indiqué le chef de l'État, appelant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à “faire preuve d'esprit de responsabilité et de rationalité”.

“La politique qui continue d'être menée à Gaza, en Cisjordanie et dans le sud du Liban est, sur le long terme, contraire aux intérêts d'Israël, car elle alimente le ressentiment et la violence parmi les populations de la région”, a-t-il ajouté.

“Le Hezbollah représente un risque pour Israël, c'est tout à fait vrai”, a poursuivi Emmanuel Macron. Mais, selon lui, la sécurité de l'État hébreu “ne peut pas être assurée par la conquête d'un territoire voisin”.

“Les prix à la pompe vont progressivement baisser”

Outre la question du Liban, la France se dit prête “à envoyer en 24 heures des chasseurs, des frégates et des démineurs” afin de garantir l'ouverture “de manière durable” du détroit d'Ormuz.

“On va aider techniquement à rouvrir car nous avons l’expérience de la gestion de tels détroit, avec la Manche par exemple”, a-t-il expliqué.

Mais avec la création de l'”Autorité du détroit du Golfe Persique”, la question d’un potentiel droit de passage à payer à l’Iran est au centre des négociations. “Le droit comme la pratique internationaux, c’est la libre circulation. C’est très important que cela soit respecté”, a martelé Emmanuel Macron.

“Avec cet accord, il y a beaucoup de points d’interrogation. Mais la signature de cet accord a immédiatement fait baisser les prix. Ils s’étaient envolés, puis sont revenus à 80 dollars le baril. Les prix à la pompe vont progressivement baisser.”

“Dans le même temps, il faut apprendre de ce qui s’est passé. On (le G7) a décidé de financer ensemble des voies alternatives”, a annoncé le président de la République. Plusieurs pipelines devraient être prochainement construits pour éviter un nouveau blocage. Le but: “diversifier les infrastructures énergétiques” et éviter de donner “un instrument de pression” à l’Iran.