États-Unis – Paraguay
Après le Mexique jeudi et le Canada en début d'après-midi, la Coupe du monde débute ce vendredi soir pour aux États-Unis avec un match entre le Paraguay et la sélection américaine, en quête d'enthousiasme mais boudée par Donald Trump.
Trente-deux ans après l'édition 1994 organisée sur leur seul territoire, les États-Unis accueillent de nouveau la grande compétition de « soccer » avec ce tournoi hors norme à quarante-huit équipes, dont Team USA, qui espère enfin susciter l'engouement de la population.
Le Mondial américain sera lancé par un show très local, avec notamment la popstar Katy Perry et le rappeur Future, dans le stade de Los Angeles et ses plus de 70.000 sièges, habituel repaire des Rams et des Chargers de la NFL, le championnat de football américain immensément plus populaire que la MLS.
Personnage central d'une Coupe du monde dominée pour l'instant par les sujets extrasportifs, Donald Trump ne fera pas le déplacement pour le match d'ouverture du principal pays hôte, où il sera représenté par le secrétaire d'État Marco Rubio.
Quel engouement pour Team USAÂ ?
À Los Angeles, occupée par ses éternels embouteillages, peu de signes indiquent l'imminence du coup d'envoi du Mondial, dont huit matchs se joueront à Inglewood (sud de Los Angeles), loin des quartiers iconiques de la Cité des anges (Santa Monica, Hollywood, Downtown…).
Pour allumer la flamme, une douzaine de fan zones se relaieront pendant le tournoi à travers cette aire urbaine tentaculaire. « Je pense que nous avons tous été, je ne dirais pas submergés, mais agréablement surpris par l'enthousiasme qui entoure l'équipe », assure toutefois le défenseur vétéran Tim Ream (38 ans), conscient que ce Mondial reste « l'opportunité d'une vie », qui vient avec « davantage d'attentes et de pression ».
Plus tôt cette semaine, le sélectionneur argentin Mauricio Pochettino, au CV prestigieux, s'est emparé du micro lors d'un entraînement ouvert au public pour lancer des chants « USA, USA », devant 5.500 spectateurs conquis au camp de base de l'équipe à Irvine (Californie).
Christian Pulisic et ses coéquipiers espèrent enfin bénéficier de l'engouement habituellement charrié par les nations hôtes. En finale de la Gold Cup l'an passé, ils avaient perdu à Houston dans un stade acquis au rival mexicain, après avoir déjà subi la loi des supporteurs adverses en demie face au Guatemala.
Si les États-Unis regorgent d'amateurs de foot, surtout de Premier League, ils sont en partie issus de l'immigration et n'ont jamais vu leur sélection masculine briller, à l'inverse de l'équipe féminine quadruple championne du monde.
La situation a toutefois radicalement changé depuis le Mondial 1994, dans un pays où les infrastructures se sont développées en lien avec le championnat local, la MLS, qui a attiré 11,2 millions de spectateurs en 2025.
La ligue continue d'attirer des stars vieillissantes pour accompagner sa croissance, avec Lionel Messi depuis trois ans, et à lancer quelques jeunes talents locaux, restant toutefois loin des standards européens.
Faire mieux qu'en 2022
Les États-Unis espèrent réaliser une performance historique, eux qui n'ont jamais dépassé les quarts de finale dans l'ère moderne (en 2002, éliminés par l'Allemagne) et restent sur un huitième de finale au Qatar en 2022.
Protégée par un statut de tête de série en tant que coorganisatrice du tournoi, la sélection américaine évolue dans le groupe D avec l'Australie, la Turquie et le Paraguay, son premier adversaire, qu'elle avait dominé 2-1 en match amical en novembre.
Pochettino fera face vendredi à un compatriote sur le banc de touche de la Albirroja, Gustavo Alfaro, qui a bâti une solide défense associée à quelques éléments créatifs, comme le Strasbourgeois Julio Enciso. « Nous avons retrouvé notre identité, la sérénité et la solidité en défense, l'agressivité au milieu et l'efficacité en attaque », s'est réjoui l'ancien gardien José Luis Chilavert, icône du Paraguay, qui n'a pas disputé le Mondial depuis 2010.
Samedi 13Â juin 2026 Ã 3Â h, sur beIN Sports 1.





