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Ça fait chaud au cœur : en vidéo, l'émotion de Luis Fernandez apprenant son classement

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L’ancien milieu de terrain des Bleus et du Paris Saint-Germain occupe la 19e place de notre classement des Français qui ont marqué la Coupe du Monde. Le consultant beIN Sports réagit pour Paris Match.

«Je suis vraiment très heureux. Quand je vois ceux qui sont derrière moi, ceux qui viennent après moi dans cette liste, je suis content, ça me fait plaisir. » Luis Fernandez, l’homme de Guadalajara et consultant beIN Sports, en a presque les larmes aux yeux quand on lui apprend qu’il figure à la 19e place de notre classement des 40 joueurs français qui ont marqué la Coupe du Monde.

« Il faut quand même connaître un peu mon passé. Je viens de la communauté espagnole. J’avais cinq ans lorsque je suis arrivé en France. Ensuite, j’ai eu l’occasion de rentrer dans le monde du football, d’abord dans mon quartier des Mureaux, puis en suivant toutes les catégories de jeunes : pupilles, minimes, cadets… Aujourd’hui, les appellations ont changé, mais à l’époque c’était comme ça », détaille-t-il.

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« J’ai côtoyé de très grandes générations de joueurs »

« Après, il y a tout un parcours. On essaie de progresser, de faire des essais, de saisir les opportunités qui se présentent. J’avais la conviction que je pouvais y arriver. J’ai participé à ces matchs de détection, à ces centres d’entraînement, avec l’objectif de rejoindre le Paris Saint-Germain. Quand tu commences au Paris Saint-Germain, quand tu grandis avec ce club, avec mon formateur Pierre Alonzo – qui deviendra plus tard mon adjoint -, tu construis ton parcours. J’ai eu cette chance avec le PSG. Puis, en 1982, j’ai intégré l’équipe de France, dans la génération de Michel Platini, juste après la Coupe du Monde en Espagne. J’ai réussi à m’y installer et à accumuler une soixantaine de sélections. »

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Au Mexique 1986, le petit Luis devient grand : il inscrit le tir au but salvateur contre le Brésil dans un quart de finale désigné match du siècle. « J’ai pris énormément de plaisir. Je suis toujours très admiratif de ces garçons-là, c’est pour cela que j’en parle avec beaucoup de sensibilité. Ils m’ont accompagné, ils m’ont aidé à grandir. Je pense notamment à Michel Hidalgo, mais aussi à Henri Michel. Sans ces hommes-là, sans tous ceux que j’ai côtoyés à cette époque, rien n’aurait été possible. Bien sûr, il a fallu travailler pour y arriver. Mais me voir aujourd’hui à cette 19e place, ça fait chaud au cÅ“ur. Ça fait vraiment plaisir, parce que j’ai côtoyé de très grandes générations de joueurs. »

Et de conclure : « Être 19e, ça veut dire que je suis remplaçant ! Ça va, je m’assois sur le bord du terrain… mais je suis dans le groupe ! Je suis dans les 26, ça va ! »