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Basket-ball. Un heureux événement, un retour express, une finale : la magnifique année de Manon Barrau

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l’essentiel
Le rôle de mère de famille et de joueuse a été endossé par la joueuse depuis le début 2026. Ce n'était pas spécialement prévu mais elle n'a pu s'empêcher de reprendre du service pour poursuivre la fantastique aventure débutée la saison dernière avec la CTC Caussade/Gimbelet qui dispute ce dimanche à Albi le titre régionale de Prénationale féminine. 

Il ne reste plus qu'un entraînement pour les joueuses de la CTC avec la grande finale à Albi face à Cunac Lescure dimanche. Une finale que savoure à juste titre Manon Barrau. L'intérieure caussadaise a en effet repris la compétition seulement six semaines après son accouchement, en décembre dernier. La petite Malia qui est d'ailleurs devenue un peu la mascotte du groupe et qui sera avec son papa dans la tribune. Dans le groupe de la CTC Caussade/Gimbelet, elle fait figure d'exception. À 28 ans, Manon Barrau est la deuxième joueuse la plus ancienne de l'effectif, mais surtout la seule maman. Un statut tout neuf pour celle qui n'a jamais été éloignée des parquets bien longtemps. « J'ai assisté Thomas (Goubeau, le coach, NDLR) pendant ma grossesse jusqu'à mes neuf mois. Après je pensais reprendre tranquillement par du running. Et au final, six semaines après, j'ai pu reprendre le basket normalement. J'étais prête. Je suis une mordue, j'avais besoin de faire du sport, de voir mes copines et de m'accorder un moment à moi. »

Un quotidien à cent à l'heure

Depuis l'hiver, le quotidien de l'intérieure caussadaise ressemble à un véritable marathon, entre les biberons, le travail et les entraînements de Prénationale. Une organisation millimétrée, d'autant que le basket est une affaire de famille : « C'est assez sport ! Le papa coach les U13 filles et joue aussi. Mais là, il s'est blessé, il est dans le plâtre. J'ai un bébé et un homme en plâtre à la maison à gérer ! », sourit-elle. Heureusement, Manon peut compter sur la solidarité de son équipe. Sa fille, Malia, est devenue la coqueluche du club. « Elle nous suit partout, elle était avec nous à Montpellier pour la demie. Elle a son t-shirt à son nom au club, tout le monde s'en occupe. » Dimanche, si le thermomètre ne s'affole pas, le grand poupon sera dans les tribunes d'Albi pour encourager sa maman.

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Malia n’est jamais très loin après chaque rencontre.
Facebook Caussade.

L'expérience au service de la jeunesse

Manon Barrau ne pouvait pas ne pas être là. Formée au club depuis 2010 et fidèle aux couleurs locales à l'exception d'une année d'études, elle apporte toute sa sérénité à un groupe particulièrement jeune. Avec seulement six défaites concédées en deux ans, la CTC réalise une trajectoire historique. Une réussite collective que la jeune maman savoure pleinement : « Collectivement, on travaille tellement qu'on arrive toujours à sortir notre épingle du jeu. C'est extraordinaire, personne ne nous attend jamais. On n'est pas très grandes pour de la Prénationale, alors ça faisait du bien d'avoir une intérieure de plus dans la rotation avec moi. J'avais envie d'apporter mon expérience à ce groupe jeune, de leur transmettre des choses. »
Dimanche, face aux Tarnaises de Cunac Lescure, les Tarn-et-Garonnaises joueront pour le titre régional, mais surtout pour clore un chapitre gravé à jamais. Ce match sera en effet le dernier du coach Thomas et de deux joueuses cadres, Juliette et Maïna. « Si on arrive à gagner, il va y avoir des larmes à la fin du match, des larmes de joie évidemment. Il faut boucler la boucle », confie Manon.

Le défi de la Nationale 3 en ligne de mire

Quoi qu'il arrive dimanche, l'avenir s'écrira à l'échelon supérieur. Vingt-cinq ans après, Caussade va retrouver la Nationale 3. Un immense motif de fierté pour la joueuse : « Dans le département, chez les garçons, il n'y a que le Montauban basket club à ce niveau. Maintenant, il y aura les filles de Caussade. Ça montre notre valeur au niveau de la région, j'espère que ça tirera tout le club vers le haut. » Un défi que la maman a choisi de relever, après avoir un temps hésité : « Je me demandais si j'aurais le temps de m'investir. Mais quand j'ai vu mes coéquipières à fond, je me suis dit que je ne pouvais pas les abandonner. C'est un défi qu'on accepte. » Le rendez-vous est pris.
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