Le Mexique l’a emporté face à l’Afrique du Sud sur un score final de 2-0 dans une ambiance survoltée, jeudi 11 juin. Si les premiers supporters sont arrivés, d’autres préparent leur valise. Pour eux c’est le voyage d’une vie, comme pour Carole et Gaëtan, rencontrés par France Télévisions.
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Elle voit la vie en bleu, et l’aventure en grand. Aujourd’hui à l’aéroport, par amour pour l’équipe de France, Carole Tremauville fait le grand saut. “C’est mon premier grand voyage, je ne suis jamais partie aussi loin“, confie-t-elle. La clerc de notaire, venue de Brest (Finistère), s’envole pour cinq semaines.
Elle va suivre toute la compétition en Amérique du Nord. Billets, voyages, logements… Elle a déboursé 16 000 euros, le prix d’un rêve absolu. “J’ai eu 60 ans le 30 mai, et le départ à la Coupe du monde, c’est mon cadeau d’anniversaire. Comme j’ai averti mes amis, ma famille, chaque anniversaire, chaque Noël, ils participaient à mettre un petit peu dans ma cagnotte, pour m’aider à financer mon voyage”, raconte-t-elle.
Elle va rejoindre le plus grand club de supporters français, les Irrésistibles, dont certains sont déjà sur place, comme ici devant l’hôtel des Bleus. D’autres partiront lundi, comme Gaëtan Le Thuaut, en pleins préparatifs. Pour cette Coupe du monde, il s’improvise sélectionneur de maillots. “Ça dépend des matchs. On est sur du Zidane, le classique“, glisse-t-il. Lui ne restera que dix jours sur place, il va assister aux deux premiers matchs de l’équipe de France. Son budget est de 1 000 euros, grâce à un ami qui l’héberge et quelques sacrifices. “Aller sur une Coupe du monde aux États-Unis, on met vraiment les bouchées doubles. On fait les heures supplémentaires qu’il faut, mais il faut y aller“, confie-t-il.
Il va encourager son joueur favori, N’Golo Kanté. “Voilà , même là sur la peluche, il est souriant, comme quoi il a toujours le smile”, s’amuse le supporter. C’est la deuxième fois qu’il assistera en vrai à une Coupe du monde, lui qui, il y a 8 ans, a suivi, émerveillé, l’équipe de France en 98. “Depuis, ça y est, c’est comme quand on tombe dans la marmite comme Obélix, on suit et ça ne s’arrête jamais. L’idée, c’est d’aller supporter et de mettre de la voix dans le stade pour que justement, quand ils sont sur le terrain, ils se sentent soutenus par le supporter“, assure-t-il.
Comme lui, ils seront environ 1 000 supporters français sur place, à chaque match à vibrer avec l’équipe de France.






