DÉCRYPTAGE
Le gouvernement maintient sa cible à 5 % du PIB. 2025 s’est pourtant soldée sur une note meilleure que prévu.
En écoutant le ministre de l’Économie, on pourrait presque croire que tous les voyants sont au vert. Pour autant, dans les faits, les objectifs de Bercy en matière de finances publiques restent pusillanimes et remettent – encore – les efforts à plus tard.
Du fait de la crise au Moyen-Orient, Bercy a révisé ce mardi sa prévision de croissance pour 2026, l’abaissant de 1% à 0,9% du PIB. Mais, selon Roland Lescure, l’effet de la guerre sur l’activité française reste “très modéré”, grâce à “notre meilleure protection” et à notre “plus forte indépendance énergétique”. Sur l’inflation, le discours est le même. Même si Bercy a relevé sa prévision de 1,3% à 1,9% en moyenne annuelle pour 2026, le ministre de l’Économie a juré que cette hausse “demeurerait limitée” en raison des “efforts de décarbonation”. Bref, pourquoi s’affoler…
L’euphorie a eu le temps de retomber
Sur le front des finances publiques, les nouvelles sont indéniablement loin d’être mauvaises. Bercy a récemment eu la bonne surprise…




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