Un courrier du Pentagone a mis en alerte la presse espagnole. El Confidencial, qui reprend les informations de l'agence Reuters, indique que ce courriel interne envisage de suspendre l'Espagne de l'Otan. Washington reproche au pays européen ses critiques ouvertes de la guerre menée contre l'Iran, et surtout le refus espagnol d'accorder aux États-Unis l'accès à la base navale américaine de Rota et à la base aérienne de Morón.
Mais ce qui inquiète particulièrement le titre espagnol est que ce même courriel envisage de sanctionner Londres et Keir Starmer, qui ont fait preuve de la même tiédeur vis-à -vis de la guerre en Iran, notamment en revoyant le soutien américain à la revendication britannique sur les îles Malouines au profit des revendications de l'Argentine et du grand ami de Donald Trump, le président argentin Javier Milei.
Or, interroge frontalement El Confidencial, “si l'administration Trump envisage de sanctionner Keir Starmer en invoquant les îles Malouines, elle pourrait très bien faire de même avec Pedro Sánchez en utilisant Ceuta et Melillaâ€.
Les “sueurs froides†de l'Espagne
Rabat revendique en effet sa souveraineté sur Ceuta et Melilla, deux enclaves espagnoles situées sur le territoire nord-africain, ainsi que sur les Zaffarines, un ensemble de trois petites îles espagnoles situées en mer Méditerranée, au large des côtes nord-africaines.
Or, souligne le titre espagnol, avec l'Égypte, le Maroc est le pays africain avec lequel les États-Unis entretiennent les relations les plus étroites. Le Maroc est aussi, en compagnie des Émirats arabes unis, le pays arabe qui a tissé les meilleures relations avec Israël. Deux atouts diplomatiques de poids face à une Espagne vilipendée aussi bien par l'administration Trump pour sa position sur la guerre en Iran que par le gouvernement israélien pour sa position sur la guerre à Gaza.
De quoi donner des “sueurs froides†aux autorités espagnoles, Donald Trump n'ayant pas hésité à reconnaître, en 2020, la souveraineté du Maroc sur l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental, déclenchant “la plus grave crise entre l'Espagne et son voisin du sudâ€, selon El Confidencial.
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