INFO LE FIGARO – General Sadio Camara and part of his family were reportedly killed on Saturday, as learned by Le Figaro from a well-informed source.
Des combats ont eu lieu samedi dans la capitale malienne Bamako et dans plusieurs localités dans l’intérieur du pays entre des soldats et des djihadistes du JNIM affiliés à Al-Qaïda, annonçait hier l’armée malienne dans un communiqué. Suite à ces attaques, le ministre de la Défense – le général Sadio Camara – et une partie de sa famille, auraient été tués, a appris Le Figaro d’une source bien informée.
Les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) ont revendiqué une série d’attaques coordonnées avec la rébellion touareg contre des positions stratégiques de la junte au pouvoir au Mali. Dans un communiqué, ils déclarent assumer “la responsabilité” des attaques ayant notamment visé samedi “le siège du président malien, le siège du ministre de la Défense et l’aéroport international” de Bamako.
Ces attaques sont les plus sérieuses lancées contre la junte depuis des années
Le JNIM, qui lutte depuis des années contre les militaires au pouvoir à Bamako, proclame même une “victoire”, estimant qu’elle est le fruit d’un travail acharné, d’une coordination avec ses “partenaires” et “grâce à la participation active de nos frères du Front de libération de l’Azawad” (FLA, rébellion touareg). “Ensemble nous opérons une véritable transformation, au service de la religion, du pays et du peuple”, déclare le groupe dans son communiqué.
Ces attaques sont les plus sérieuses lancées contre la junte par les djihadistes et le groupe séparatiste FLA depuis des années. En septembre 2024, le JNIM avait revendiqué une double attaque d’une rare ampleur contre l’aéroport militaire de Bamako et contre l’école de gendarmerie, qui avait fait plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires.
Né en 2017 de la fusion de plusieurs chapelles djihadistes, dont la plus importante est la Katiba Macina, le JNIM est dirigé par Iyad Ag Ghaly, un chef touareg de Kidal, près de la frontière algérienne, et étend son influence dans tout le Sahel. Il est désormais le groupe djihadiste le plus influent et la “menace la plus importante dans le Sahel”, selon l’ONU. Il est difficile d’estimer le nombre de ses combattants, mais selon le centre de recherche Timbuktu Institute, la seule Katiba Macina regrouperait de 5000 à 8000 hommes.





