Il estime que l’Europe doit prendre les “commandes” de l’Otan et assumer “la responsabilité principale de la défense du continent”.
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L’administration de Donald Trump se donne six mois pour “[étudier] la présence des forces américaines et leur implantation en Europe”. Depuis le siège bruxellois de l’Alliance atlantique, où il a participé à une réunion des ministres de la Défense de l’Otan, le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a annoncé jeudi 18 juin “un réexamen d’ici six mois” de la présence militaire des Etats-Unis sur le continent.
Cela doit permettre de “garantir que l’Otan progresse rapidement et irréversiblement vers une Europe aux commandes, qui assume la responsabilité principale de la défense du continent”, a-t-il averti, après avoir (encore) durement critiqué les pays européens qui ont refusé d’apporter leur soutien à Washington lors de la guerre contre l’Iran.
A l’initiative de ce conflit, démarré le 28 février à l’occasion de frappes conjointes avec Israël, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de reprocher à plusieurs pays européens de refuser que les forces américaines utilisent des bases de l’Otan installées sur leur territoire dans le cadre de ces opérations. Pete Hegseth a ainsi précisé que ce réexamen devrait également permettre aux Etats-Unis d’obtenir, à terme, la garantie de pouvoir utiliser les bases de l’Alliance en Europe lorsqu’ils le jugeront utile. L’Otan devra être une organisation “qui se mobilise pour s’assurer que notre accès, nos espaces et nos survols soient clairement définis et garantis”, a-t-il souligné.
Enfin, le ministre a menacé l’Alliance de réduire la contribution américaine à son budget si certains pays se refusaient à tenir les engagements pris l’an dernier au sommet de l’Otan, à La Haye : consacrer d’ici à 2035 au moins 5% de leur PIB à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5% pour leurs dépenses strictement militaires. “Là où d’autres alliés ne dépensent pas avec l’urgence nécessaire, nos contributions diminueront”, a-t-il affirmé.
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