“La France a mis en place une mission pour sécuriser le détroit, elle est prête à être déployée très rapidement”, assure vendredi sur franceinfo le ministre des Affaires étrangères.
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Le ministre des Affaires étrangères “appelle toutes les parties à respecter scrupuleusement les termes de l’accord” signé entre les États-Unis et l’Iran en vue de mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient. Jean-Noël Barrot, vendredi 19 juin sur franceinfo, cible particulièrement le gouvernement israélien et le Hezbollah pour mettre un terme aux combats au Liban.
“Cet accord prévoit la cessation des hostilités. Le gouvernement israélien doit le respecter” et “le Hezbollah, qui est entré dans cette guerre pour soutenir le régime iranien, doit lui aussi cesser toute hostilité et s’engager dans un processus de désarmement”, affirme Jean-Noël Barrot.
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi, dans le sud du Liban, ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. De son côté, Israël a annoncé la mort de quatre de ses soldats, les premiers depuis l’accord entre Washington et Téhéran, qui est censé inclure le théâtre libanais du conflit.
Alors que les négociations, qui devaient être entamées en Suisse vendredi pour une durée de 60 jours ont finalement été reportées, le chef de la diplomatie française reconnaît que “le plus dur reste à faire”. La Maison Blanche a annoncé dans la nuit que le vice-président américain, JD. Vance, ne se rendrait pas sur place. Jean-Noël Barrot appelle toutefois à ne pas en tirer de conclusions trop hâtives.
“Ne surinterprétons pas des reports de réunion dans la mesure où cet accord a été signé”.
Jean-Noël Barrotsur franceinfo
À ceux qui critiquent le peu de concessions faites par l’Iran, le ministre des Affaires étrangères assure “qu’il n’y avait pas de bonne alternative à la signature de cet accord”. Selon lui, “si cet accord n’est pas signé, s’il n’est pas mis en Å“uvre, c’est la poursuite du blocage du détroit d’Ormuz avec l’impact que ça a sur le prix des carburants dans nos vies quotidiennes”.
Pour que les prix du carburant à la pompe baissent, la circulation des navires dans le détroit d’Ormuz doit reprendre. L’accord prévoit une réouverture sous 30 jours. Un navire français a franchi le passage pour la première fois jeudi, mais des centaines de bateaux restent encore bloqués. “La France a mis en place une mission pour sécuriser le détroit. Elle est prête à être déployée très rapidement”, assure Jean-Noël Barrot, “avec le retour du calme, dans une logique purement défensive et de manière indépendante des parties au conflit”.
Reste la question de la libre circulation dans le détroit d’Ormuz à l’issue des 60 jours de négociations entre les États-Unis et l’Iran. Téhéran ne semble pas avoir renoncé à l’idée d’un péage pour les navires souhaitant emprunter ce passage stratégique. “La France est naturellement opposée à toute forme de péage, de blocage ou de chantage dans ce détroit, comme dans d’autres, quelles que soient les circonstances et quels qu’en soient les auteurs”, a déclaré Jean-Noël Barrot, mettant en avant le “droit de la mer”, qui interdit toute “entrave dans les eaux internationales”.
Le ministre des Affaires étrangères n’exclut pas une réaction française : “Ce serait contraire au droit international et cela appellerait, à mon sens, un certain nombre de conséquences”. Jusqu’à envisager un vote contre un accord aux Nations unies ? “En tout cas, c’est ce que souhaite le régime iranien : la levée de sanctions des Nations unies. Tout cela doit être respectueux de ce qu’on appelle le droit international. Sinon, il sera difficile de demander aux Nations unies de faire des efforts”.



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