ANALYSE – Après trois mois de frappes intensives contre l'Iran et malgré la menace de reprise des hostilités, les États-Unis ne sont pas parvenus à imposer leur volonté au régime iranien.
Face à l'Iran, les États-Unis ont montré les limites de leur surpuissance militaire. Donald Trump avait promis une « capitulation sans conditions » du régime iranien lors de la guerre des 12 jours lancée l'année dernière. Il avait proclamé avoir détruit le programme nucléaire de Téhéran (« obliterated »). En lançant Fureur épique, le 28 février, le milliardaire s'était laissé convaincre d'en finir avec la menace iranienne. Il avait déployé « une armada » pour faire plier son adversaire, appuyée par l'armée israélienne, l'une des plus performantes du monde.
Mais après cent jours de conflit et de laborieuses négociations, le régime de Téhéran est toujours en place, son contrôle du détroit d'Ormuz toujours revendiqué, ses capacités militaires, balistique et drones, toujours suffisantes pour être crédibles et le démantèlement de ses ambitions nucléaires encore à négocier. « Quelles que soient les pertes, le régime iranien, parce qu'il a résisté, peut revendiquer une victoire »






