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La fin de la panique sur le marché du brut? Le pétrole recule encore et s'installe sous les 80 dollars le…

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Le pétrole a reflué atteignant 75 dollars pour le WTI américain et 78 dollars pour le Brent de mer du Nord ce jeudi matin tôt, après la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran.

Le pétrole accentue sa chute jeudi après la signature du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Vers 04H15 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain reculait de 1,90% à 75,33 dollars, et celui de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, se repliait de 1,75% à 78,16 dollars.

Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir un protocole d’accord prévoyant la cessation des hostilités, la levée du blocus américain des ports iraniens et la réouverture du détroit d’Ormuz.

Le quasi-blocage depuis fin février de ce passage stratégique, par où circule d’ordinaire un cinquième du pétrole mondial, avait fait flamber les cours de l’or noir. Et l’annonce de l’accord américano-iranien a fait dégringoler les prix depuis lundi.

L’accord réduit le risque d’un échec des négociations à la dernière minute

La confirmation que le protocole d’accord a bien été signé est bien accueillie par des investisseurs soulagés. “Si les marchés intégraient déjà l’hypothèse d’une normalisation progressive du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, il subsistait un risque significatif d’échec des négociations à la dernière minute. Cet accord réduit considérablement ce risque extrême”, relève Rajeev De Mello, gérant chez Gama Asset Management, cité par Bloomberg.

“La signature d’un protocole d’accord et une voie plus rapide vers la réouverture d’Ormuz devraient permettre d’éliminer une partie de la prime de risque liée à la panique sur le marché du brut”, confirme Stephen Innes, de SPI Asset Management.

“Les cours ne reflétaient pas uniquement le risque de guerre, mais également la possibilité qu’une baisse des stocks et un blocage de l’offre du Golfe ne provoquent une rupture brutale de l’approvisionnement énergétique”, insiste-t-il.

Hausse des Bourses asiatiques

Une nouvelle également bien accueillie par les Bourses asiatiques. Vers 04H15 GMT à la Bourse de Tokyo, l’indice star Nikkei gagnait 1,88% à 71.213 points, après avoir enregistré un nouveau niveau record en séance à près de 71.400 points.

A Séoul, l’indice Kospi grimpait de 1,82%, dépassant pour la toute première fois de son histoire la barre symbolique des 9.000 points, dopé par les géants des puces-mémoires Samsung et SK hynix, poids lourds de la cote. Il était à 4.300 points début janvier.

De fait, les valeurs tech asiatiques profitent toujours de la fièvre mondiale liée à l’intelligence artificielle, dans des marchés renouant de surcroît avec l’optimisme sur fond de chute des prix du pétrole, qui présage une modération de l’inflation.

La Bourse de Taipei gagnait 1,07%. A l’inverse, Sydney cédait 0,48% et l’indice hongkongais Hang Seng 1,70%.

Le nouveau reflux des prix énergétique compensait les signaux envoyés la veille par la banque centrale américaine (Fed) à l’issue de sa première réunion conduite par son nouveau président Kevin Warsh: elle a maintenu un statu quo attendu sur ses taux d’intérêt, mais a fait comprendre qu’elle risquait de durcir sa politique monétaire face à l’inflation.

La perspective d’une possible hausse des taux avait fait lourdement trébucher Wall Street mercredi. “Kevin Warsh a affiché une position ferme quant à la nécessité d’assurer la stabilité des prix (…) le message a été perçu comme plus restrictif qu’anticipé”, analysent les experts du courtier japonais Monex. “En conséquence, les rendements obligataires américains à long terme ont augmenté.”