Plus tôt dans la matinée, le président américain avait assuré qu’un accord serait signé ce 14 juin avec l’Iran.
Le principal négociateur iranien a accusé ce dimanche 14 juin les États-Unis de ne pas respecter leurs engagements après des frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth en représailles à des tirs de drones ayant touché le territoire israélien depuis le Liban qui risquent de compromettre, selon lui, les pourparlers entre Téhéran et Washington.
« L’agression » israélienne contre la banlieue sud de la capitale libanaise « a une fois de plus démontré que les États-Unis n’ont soit pas la volonté de respecter leurs engagements, soit la capacité de le faire », a déploré Mohammad Bagher Ghalibaf, alors que l’Iran conditionne tout accord avec les États-Unis à un cessez-le-feu complet y compris au Liban.
« Si vous n’avez ni la volonté ni la capacité de tenir vos engagements, il est inutile de parler de poursuivre dans cette voie », a ajouté sur X l’influent président du Parlement iranien, en référence aux pourparlers en cours. Le général Mohammad-Jafar Assadi, vice-responsable du commandement interarmées iranien, cité par l’agence Defa Press, spécialisée dans les questions militaires, et repris par les médias iraniens, a de son côté avertit que les frappes israéliennes au Liban ne resteront pas « impunies ».
« Le détroit d'Ormuz sera ouvert à tous »
Plus tôt dans la matinée, Donald Trump avait affirmé que les États-Unis signeraient un accord avec l’Iran ce 14 juin, jour de ses 80 ans, pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et prévoir la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz. « Dès qu’il aura été signé, le détroit d’Ormuz sera OUVERT À TOUS », avait d'ailleurs écrit le président américain sur son réseau Truth Social, ajoutant que les Iraniens « ne voulaient plus d’arme nucléaire ».
À l’issue d’une semaine marquée par de nouvelles attaques entre la République islamique d’une part et les États-Unis et Israël d’autre part, Washington et Téhéran ont indiqué avoir réalisé d’importants progrès vers un compromis. Mais les informations qui ont fuité sur ce possible accord initial, qui ouvrirait la voie à des négociations sur les détails techniques très contestés, présentent encore des divergences.
En attendant, une délégation du Qatar, pays participant aux efforts de médiation aux côtés du Pakistan, est arrivée ce dimanche 14 juin à Téhéran selon les médias iraniens et un diplomate.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, Washington et Téhéran cherchent un accord mais les négociations ont achoppé sur de nombreux points : programme nucléaire iranien, contrôle du détroit d’Ormuz (crucial pour le commerce mondial d’hydrocarbures ou d’engrais agricoles), levée des sanctions visant Téhéran ou encore inclusion du Liban.




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