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Frappes israéliennes à Beyrouth, l'accord États-Unis-Iran proche

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 Par&nbspSertac Aktan&nbspavec&nbspAP, AFP

Publié le •Mis à jour

L'armée israélienne a mené de nouvelles frappes dans la banlieue sud de Beyrouth, connue sous le nom de Dahiyeh, touchant notamment le quartier de Ghobeiry, selon l'Agence nationale d'information libanaise (NNA).

Frappes israéliennes à Beyrouth, l'accord États-Unis-Iran proche
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Frappes israéliennes à Beyrouth, l'accord États-Unis-Iran proche
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De la fumée était visible au-dessus de la capitale libanaise, tandis que l'armée israélienne (IDF) a présenté ces frappes comme “précises”, visant notamment un centre de commandement du Hezbollah à Beyrouth utilisé, selon elle, pour préparer des “attaques terroristes contre des civils israéliens et des soldats de Tsahal” opérant dans le sud du Liban.

“Toutes les cibles appartenaient à l'organisation terroriste Hezbollah, en réponse aux tirs du Hezbollah en direction du territoire israélien”, indique un communiqué publié dimanche par le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, l'armée ajoute qu'avant les frappes, des mesures ont été prises pour “réduire au minimum les dommages causés aux civils”.

Le président américain Donald Trump a réagi dimanche à ces frappes sur Beyrouth, se disant frustré par leur timing. Il a reconnu le droit d'Israël à l'autodéfense, mais a estimé que l'attaque à laquelle l'État hébreu répondait était dérisoire et n'aurait pas dû avoir lieu. Appelant toutes les parties, y compris le Hezbollah, à apaiser les tensions, il a averti que ces frappes risquaient de compromettre un processus de paix qu'il décrit comme plus proche que jamais d'aboutir. “Cela pourrait être le début d'une paix longue et magnifique, ne la gâchons pas !”, a-t-il déclaré.

Dans une autre publication, l'armée israélienne a indiqué que des projectiles tirés par le Hezbollah étaient tombés à proximité des localités de Shomera et Shlomi. Elle a précisé qu'ils s'ajoutaient à deux projectiles ayant pénétré en territoire israélien au cours du week-end, dans le cadre de “tentatives continues de porter atteinte à des civils israéliens”.

Il s'agit de la deuxième vague de frappes ce week-end, après des bombardements samedi qui ont déjà fait au moins cinq morts. Une personne a été tuée dans un raid aérien visant la ville de Maarakeh, dans le district de Tyr. Ali Badie, maire de la municipalité d'Ar-Rihan, a également été tué dans le district de Jezzine, tandis que trois autres personnes ont trouvé la mort dans les localités de Deir al-Zahrani et Kafr Reman, dans le district de Nabatieh.

Samedi, l'armée israélienne avait averti les habitants de 24 villes et villages libanais de quitter immédiatement leurs foyers.

L’unité du Liban, une “nécessité existentielle” pour le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré samedi que le pays se trouvait à une “étape décisive”, devant choisir entre devenir “un État souverain détenant seul les armes et faisant respecter l'État de droit”, ou rester “otage de la logique des milices et de la culture de l'exclusion”.

Intervenant à l'occasion de l'anniversaire de l'assassinat, en 1978, de l'ancien ministre Tony Suleiman Frangieh par des factions armées, il a souligné que l'unité nationale constituait une “nécessité existentielle”.

“Nous sommes à un moment qui ne tolère ni le luxe du sectarisme ni les tiraillements régionaux”, a-t-il ajouté.

La poursuite de l'escalade entre Israël et le Hezbollah fait par ailleurs peser des risques sur un possible accord entre Washington et Téhéran. L'Iran, principal soutien du Hezbollah, insiste pour que tout accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran inclue la fin des frappes israéliennes au Liban.

Lors de la précédente frappe israélienne sur la banlieue de Beyrouth, il y a une semaine, Téhéran avait riposté par des tirs contre Israël.

Le Hezbollah est entré dans le conflit début mars, peu après la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Khamenei, un événement qui a déclenché une extension des violences au Moyen-Orient.

Un accord pourrait faire retomber les tensions dans la région

Le Pakistan, en tant que médiateur, et le président américain Donald Trump affirment que l'Iran et les États-Unis sont plus proches que jamais d'un accord, dont la signature pourrait intervenir dès ce dimanche.

Si le texte n'aborde pas les dossiers les plus sensibles, comme le programme nucléaire iranien ou les avoirs gelés du pays, il prévoit un cadre de 60 jours pour des discussions techniques sur ces questions. Un processus qui pourrait servir de base à une désescalade au Liban.