ATTA KENARE / AFP
L'accord de paix entre l'Iran et les États-Unis « probablement » finalisé dans les 24 heures… avant que Téhéran démente (image d'illustration).
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le gouvernement assure la médiation entre l'Iran et les États-Unis pour mettre fin à leur guerre, a déclaré ce samedi 13 juin qu'un accord de paix serait « probablement » finalisé dans les 24 heures.
« Nous sommes plus proches que jamais d'un accord de paix. Alors que la finalisation aura probablement lieu dans les prochaines 24 heures, le Pakistan se prépare à la signature électronique de l'accord de paix immédiatement après, suivie de discussions techniques la semaine prochaine », a-t-il indiqué dans un message sur X.
Une heure après cette déclaration, l'Iran a exclu toute signature d'un accord avec les États-Unis dans les prochaines 24 heures, selon le média d'État. « Nous devons attendre pour connaître la date exacte de la signature. Ce ne sera pas demain [dimanche 14 juin, NDLR] », a déclaré à Irna le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, tablant plutôt sur « les prochains jours ».
Donald Trump a par la suite renchérit en affirmant que la signature d'un accord avec l'Iran était bien prévue pour ce dimanche. « La signature de l'accord est prévue pour demain, et dès qu'il aura été signé, le détroit d'Ormuz sera OUVERT À TOUS », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social. Il a aussi affirmé dans son message que Washington irait récupérer l'uranium enrichi en Iran « le moment venu » pour le « diluer et le détruire, que ce soit en Iran ou aux États-Unis ».
Une attaque américaine un peu plus tôt ce samedi
Après des semaines de négociations au point mort sur les termes d'un premier protocole d'accord, Washington comme Téhéran ont estimé ces derniers jours qu'un accord n'avait jamais été aussi proche. Les États-Unis ont toutefois déclaré avoir abattu plusieurs drones iraniens visant des navires de commerce dans le détroit d'Hormuz tôt samedi.
La télévision d'État iranienne Irib a également rapporté que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait déclaré que tant qu'un accord complet ne serait pas conclu sur toutes les questions, « on ne peut pas dire avec certitude qu'un accord de principe a été trouvé avec les États-Unis ».
Le Pakistan pousse depuis des mois les deux belligérants à parvenir à un accord après la conclusion d'un cessez-le-feu fragile en avril. Islamabad a accueilli des pourparlers historiques entre les deux pays, mais ils se sont achevés sans aboutir à un accord.







