- La Coupe du monde aux États-Unis accumulait les polémiques avant même de commencer.
- Beaucoup reprochent au patron de la Fifa d’avoir cédé à toutes les exigences de Donald Trump.
- Gianni Infantino semble prêt à tout pour s’attirer les faveurs du président américain, quitte à dépasser sa fonction.
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Calendrier et programme de la Coupe du monde 2026
Jeudi soir, à la 70ᵉ minute de jeu entre le Mexique et l’Afrique du Sud, on a pu assister à une scène surréaliste. L’arbitre demande aux joueurs d’attendre avant de reprendre le jeu, après une “pause fraîcheur”. Incompréhension totale parmi les joueurs et les commentateurs, comme on le voit dans la vidéo ci-dessus. Il fallait en fait attendre la fin d’une page de pub sur une chaîne américaine. Énième concession de la FIFA aux exigences spécifiques américaines. Cette Coupe du monde sur le territoire américain est une volonté de Gianni Infantino, le très controversé patron de la FIFA, qui ne cesse de couvrir d’éloges Donald Trump.Â

“Seuls les vainqueurs de la Coupe du monde ont le droit de la toucher”
, lui avait-il dit il y a quelques mois en lui présentant la coupe qui sera remise au vainqueur. “Et comme vous êtes un gagnant, vous pouvez bien évidemment la toucher”
, l’avait-il flatté. Le patron du foot mondial semble prêt à tout pour s’attirer les faveurs du président américain, quitte à dépasser sa fonction. Par exemple, en soutenant publiquement son plan pour Gaza, ou en lui remettant le premier “prix FIFA de la paix”. Une distinction créée spécialement pour Donald Trump, alors qu’il enrageait de ne pas être nommé pour le Nobel. Du pur pragmatisme, pour ceux qui soutiennent Infantino, qui serait surtout soucieux de garantir le bon fonctionnement du Mondial avec un président américain aussi versatile.
“Il veut juste sécuriser le côté financier”
Mais les liens entre les deux hommes sont parfois encore plus troubles. Pendant un an, la FIFA a par exemple loué un bureau dans la Trump Tower, resté totalement inoccupé, selon le New York Times (nouvelle fenêtre). Ce tribut versé directement au bénéfice du milliardaire laisse les observateurs perplexes. Dans quel but Gianni Infantino fait-il tout cela ? “Il n’espère pas un meilleur accès pour les équipes, pour les arbitres, pour les supporters, puisqu’il laisse faire Donald Trump. Il veut juste sécuriser le côté financier de la FIFA, que l’argent rentre dans les caisses de façon assez grande. Et un deuxième point, c’est qu’il y a une enquête du FBI sur la FIFA en 2015. Il ne veut pas fâcher les États-Unis”
, estime au micro de TF1 Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).Â
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Et peu importe si un arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, le meilleur du continent africain, sélectionné par la FIFA, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain pour un motif resté vague. “Bien sûr que le sort d’Omar, l’arbitre somalien, est regrettable. Mais encore une fois, nous ne maîtrisons pas tout”
, a plaidé le patron de la FIFA après l’incident. Cette Coupe du monde, qui rassemble pour la première fois 48 équipes, devrait rapporter près de 8 milliards d’euros à la FIFA, un record absolu.



