Malgré les nombreuses polémiques qui entourent ce début de Mondial, des milliers de Français se rendront aux États-Unis pour suivre le parcours de l’équipe de Didier Deschamps. Certains d’entre eux racontent à La Dépêche du Midi comment ils s’y sont préparés.Â
Cette Coupe du monde 2026 aura-t-elle la même saveur que les dernières ? Alors qu’il n’a pas encore commencé, le tournoi planétaire organisé en Amérique du Nord (Canada, États-Unis et Mexique) cumule déjà les polémiques, au point que certains regrettent le Qatar, quand bien même l’édition 2022 n’était pas un exemple de réussite écologique ou en termes de respect des droits des travailleurs.
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Donald Trump et Gianni Infantino ont choisi de politiser ce Mondial et de ne pas accepter l’ensemble des protagonistes - à l’image de l’arbitre somalien interdit de compétition - bien qu’ils se soient engagés à faire de cette édition un événement universel. Malgré la volonté féroce des deux hommes de ne pas ouvrir les États-Unis au monde entier, des millions de personnes vont débarquer en Amérique du Nord afin de suivre leurs équipes favorites tout au long de la compétition.
“On s’attend à pire”
Les contraintes sont pourtant nombreuses. Prix des billets de match, des transports, des logements, autorisation de voyager… Rien n’a été fait pour faciliter l’accueil des supporters ; on pourrait même croire que les États-Unis cherchent délibérément à décourager les fans. “C’est un événement exceptionnel qui ne devrait pas être accessible qu’aux plus riches”, souffle Mathias, qui avait assisté au Mondial 2022.
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L’homme de 44 ans, Français résidant à Doha, va se rendre outre-Atlantique, en compagnie de son père. “Je lui fais la surprise, il ne le sait pas encore”, raconte le membre du club de supporters de l’équipe de France, “Les Irrésistibles”. Le duo possède des places pour plusieurs rencontres obtenues via le site de la FIFA. Côté finances, l’ingénieur n’a pas prévu de lésiner sur les moyens. “On n’a pas véritablement de budget, on y va sans vraiment compter”, argumente-t-il. Même son de cloche pour Vincent, qui évalue ses dépenses à environ 3 500 euros tout compris pour assister aux matchs de poules des Bleus avec trois amis.
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“On s’attendait quand même à pire”, nuance ce fan du PSG. Pour le logement, le quatuor a attendu le dernier moment, ou presque, pour réserver. “Les tarifs proposés étaient extrêmement chers il y a plusieurs mois. On a décidé d’attendre et on a eu raison car les prix ont largement chuté. Finalement, pour notre logement à New York, la location Airbnb nous est revenue à 800 € pour quatre personnes et cinq nuits”, témoigne l’homme de 41 ans, qui a déjà assisté à des matchs de la Coupe du monde – un au Brésil en 2014 et l’ensemble de la compétition en 2018 en Russie pour le travail – mais jamais en tant que supporter comme ce sera le cas aux États-Unis.
“On nous promettait l’enfer”
Les quatre amis partent ce samedi 13 juin de Paris, direction New York, pour un séjour d’une dizaine de jours. Quant aux transports, Vincent estime que les prix ne sont pas forcément exorbitants, bien loin de ce qui avait été annoncé. “On nous promettait l’enfer, finalement ce n’est pas le cas. On a trouvé des bus à 20 dollars pour se rendre au stade à New York, puis des trains à environ 60 dollars pour aller à Philadelphie et Boston”, explique l’homme qui travaille dans le Gers.
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Mathias n’a quant à lui “aucune crainte” par rapport aux premières polémiques et problèmes de visa rencontrés par certains. Vincent partage cet avis. “Évidemment, tu te dis toujours qu’on n’est pas à l’abri qu’à l’arrivée la douane tique sur un détail, parce qu’en ce moment ils sont vachement à cheval sur la sécurité des frontières. Mais bon, on y est préparés, sans être forcément trop stressés”, continue-t-il. S’ils estiment tous les deux que le climat actuel n’est pas idéal pour recevoir le monde entier dans les meilleures conditions, Vincent et Mathias souhaitent vivre la compétition à fond. “En espérant que les Bleus nous fassent rêver”, conclut le second, les étoiles plein les yeux.






