RÉCIT – Pour financer les besoins d'armement colossaux du pays et sa souveraineté dans plusieurs secteurs stratégiques, le département américain de la Défense ouvre grand ses portes aux acteurs et aux méthodes de Wall Street.
Quitter Wall Street pour le secteur public n'a jamais été le choix de carrière le plus lucratif qu'un banquier d'affaires puisse faire. Pourtant, cet hiver, une offre d'emploi qui suggérait tout le contraire a circulé sur les «floors» de Goldman Sachs, Morgan Stanley, JPMorgan et Bank of America, le nec plus ultra de la finance américaine. Aux 30 heureux élus débauchés était promis un salaire pouvant atteindre 600.000 dollars annuels (environ 517.000 euros). Avec, durant ce «détachement de deux à trois ans», la possibilité d'investir «plus de capitaux que la plupart des investisseurs n'en investissent dans une carrière entière», selon le média Semafor, qui en a pris connaissance. Aux éventuels sceptiques, le document vantait aussi l'opportunité «unique» de «servir son pays». Nom de cet attrayant employeur ? Le département de la Défense des États-Unis (DoD). Missions du poste ? Investir 200 milliards de dollars d'argent public au cours des trois prochaines années, dans les filières stratégiques pour la souveraineté économique et technologique du pays.
Le nom officiel…





:fill(black)/2026/06/17/6a3254c735b83638749339.png)
