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REPORTAGE. "C'est notre priorité absolue" : à sept jours de la Coupe du monde de football, les États-Unis se préparent au défi de la sécurité

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Les autorités américaines vont accueillir l’un des événements sportifs les plus suivis de la planète d’ici une semaine. Dans le New Jersey, où se jouera la finale, la sécurité est déjà devenue l’obsession numéro un.


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REPORTAGE. "C'est notre priorité absolue" : à sept jours de la Coupe du monde de football, les États-Unis se préparent au défi de la sécurité

Un policier, près du MetLife Stadium, lors d’un exercice de sécurité en prévision de la Coupe du monde de football, dans le New Jersey, le 18 avril 2026. (LEONARDO MUNOZ / AFP)

J-7 avant la Coupe du monde de football. La compétition se déroulera dans trois pays — Etats-Unis, Canada, Mexique —, avec 48 sélections au lieu de 32, et 104 matches au total. D’où un immense défi du point de vue de la sécurité, notamment aux Etats-Unis où les trois quarts des rencontres auront lieu. Le pays se prépare à toute éventualité, y compris à des spécificités inédites dans le sport américain.

Le New Jersey, accueillera huit matchs. Un chef de la police de l’Etat présente le centre de commandement mis sur pied pour ce Mondial : une salle immense avec des écrans géants. Quatre cents agences doivent collaborer dans ce QG pour faire face à tout type de crise. La pression est sur les épaules de David Sierotowicz, le chef des opérations dans l’État. “On est sur la scène mondiale, explique-t-il. On a déjà supervisé le Super Bowl, mais là c’est international. Notre mission n’est pas régionale, le monde entier regarde cet événement. Donc la sécurité est notre priorité absolue.”

En plus des huit matchs à superviser, dont la finale, il y aura aussi les camps de base de quatre sélections, et des lieux de rassemblement. Le New Jersey sera au centre de l’attention pour ce Mondial et devra gérer des spécificités inconnues aux États-Unis, comme les hooligans. L’Angleterre a notamment un match de poule dans l’État. La Coupe du monde des clubs en 2025 a servi de répétition. “Ce qu’on a fait, c’est qu’on a été très proactifs, explique David Sierotowicz. On a contacté les leaders de ces groupes et on leur a dit : ‘Voici les règles, et vous passerez un bon moment. Suivez nos règles, on va vous aider, mais s’il vous plaît, on ne se bat pas, on ne se saoule pas au point de devenir agressif.’ On est proactifs pour éviter tout problème.”

Pour se rendre au New York-New Jersey Stadium, le train sera la seule solution — elle sera par ailleurs très chère avec plus de 100 dollars — , alors qu’aux Etats-Unis, les fans ont d’autres habitudes. “C’est un changement total de culture pour nous Américains, explique Chris Modarelli, adjoint chargé des opérations au stade. On a l’habitude de conduire pour aller au match, de se retrouver sur le parking pour boire un verre, puis après le match on sort et on conduit. Donc prendre les transports pour un supporter américain, c’est un gros changement.”

“Il faut expliquer aux fans que le train est le meilleur moyen d’aller au stade. Tout est une question de communication.”

Chris Modarelli

à franceinfo

Convaincre 80 000 spectateurs de prendre le train va engendrer des flux inhabituels aux Etats-Unis. Les forces de sécurité doivent aussi composer avec les risques géopolitiques pour certains matchs, ou terroristes, même s’il n’y a pas d’alerte spécifique pour le moment. La pression est aussi inhabituelle : le Super bowl est regardé chaque année par près de 200 millions de téléspectateurs, et ils seront plus de trois milliards pour la finale de la Coupe du monde.