La Commission européenne veut faire de la commande publique un outil de politique industrielle et climatique à travers son projet d'« Industrial Decarbonisation Accelerator Act ». Une initiative saluée par Julien Denormandie.
Pour l’ancien ministre de l'Agriculture et actuel Chief impact officer chez Sweep, une plate-forme d’accompagnement des entreprises sur les données ESG, les critères environnementaux vont devenir un avantage compétitif central pour les entreprises européennes. Il défend une « compétitivité de valeur » fondée sur la décarbonation, la donnée ESG et la résilience climatique.
LA TRIBUNE. Avec son « Industrial Decarbonisation Accelerator Act », la Commission européenne veut utiliser la commande publique comme levier de politique industrielle et climatique. Comment accueillez-vous cette initiative ?
Julien Denormandie. C'est surtout le sens de l'histoire. Et je pense qu'il est très important de le redire : cette vision politique de la Commission européenne repose sur un véritable changement de paradigme. Il faut saluer le travail de la Commission et du commissaire Stéphane Séjourné sur ce sujet. Pour la première fois, on ose faire de la commande publique un élément de la politique industrielle européenne. Et pour moi, c'est absolument essentiel.
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Le marché intérieur européen, et en particulier la commande publique qui en est un moteur majeur, est désormais mis au service du développement industriel sur le territoire européen. L'objectif est clair : favoriser une production locale et bas carbone. Cette vision va profondément dans le bon sens : le sens environnemental, industriel et celui de la souveraineté européenne.
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