Les Etats-Unis ont affirmé samedi qu’ils avaient les moyens de repartir en guerre contre l’Iran, après avoir assuré qu’un accord de paix ne sera possible que si leurs « lignes rouges sont satisfaites ». Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a affirmé que les Etats-Unis étaient « tout à fait capables » de reprendre les hostilités contre l’Iran « si nécessaire ». « Nos stocks sont largement adaptés à cet objectif », a-t-il déclaré lors d’un forum sur la défense à Singapour.
« Jamais d’arme nucléaire » pour l’Iran, dit Trump
Des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d’accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu, mais les pourparlers achoppent encore sur plusieurs points. « L’Iran doit accepter qu’ils n’auront jamais d’arme nucléaire », a écrit vendredi le président Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il a également demandé à ce que le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran soit « DETRUIT ».
Les Etats-Unis et Israël, dont l’attaque conjointe le 28 février sur l’Iran a déclenché la guerre, accusent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’il réfute. L’Iran insiste de son côté pour aborder le dossier nucléaire ultérieurement, après la signature du protocole d’accord actuellement en discussion.
L’enjeu du détroit d’Ormuz
Autre point de litige: le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures qui est quasiment verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre. Il « doit être ouvert immédiatement » et Téhéran doit s’engager à le déminer, a lancé vendredi Donald Trump, alors que son pays de son côté impose un blocus aux ports iraniens. Selon des contacts de marins iraniens cités par l’agence de presse Tasnim, les Etats-Unis continuent d’empêcher les navires commerciaux iraniens de circuler.
Vendredi soir, un responsable de la Maison Blanche a affirmé que « le président Trump ne signera un accord que s’il est bon pour l’Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites ».
Réagissant aux propos de Donald Trump, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, a indiqué que « les échanges se poursuivent » avec les Etats-Unis. Il a par ailleurs défendu « la situation spéciale » du détroit d’Ormuz, en raison de sa localisation dans les eaux territoriales de l’Iran et d’Oman. De ce fait, le député iranien Alireza Salimi a déclaré à l’agence de presse Isna que seuls l’Iran et Oman étaient « habilités à décider » de sa gestion.





