Washington salue des discussions «constructives» entre militaires israéliens et libanais
Les États-Unis ont salué vendredi des discussions «constructives» entre militaires israéliens et libanais au Pentagone, les premières depuis des décennies.
«Aujourd'hui, au Pentagone, j'ai reçu des délégations militaires d'Israël et du Liban dans le cadre du volet sécuritaire visant à soutenir les pourparlers de paix en cours entre leurs deux pays», a déclaré le numéro deux du Pentagone, Elbridge Colby, sur X. «Nous avons tenu des discussions constructives entre militaires qui serviront de base au volet politique mené par le département d'État la semaine prochaine», a-t-il ajouté.
Les États-Unis prévoient de se réunir à nouveau prochainement pour poursuivre le volet sécuritaire. Elbridge Colby n'a pas fait mention du cessez-le-feu en vigueur au Liban qui est très fragilisé, alors que le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé vendredi que son armée avait progressé encore plus en profondeur au Liban parallèlement à ses frappes intensives.
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Trump ne signera avec l'Iran que si ses «lignes rouges sont satisfaites»
Donald Trump ne signera d'accord avec l'Iran que si ses «lignes rouges sont satisfaites», a fait savoir vendredi un responsable de la Maison-Blanche, alors qu'une réunion présentée comme décisive par le président américain n'a débouché jusqu'ici sur aucune annonce.
«La réunion dans la “Situation Room†est terminée et elle a duré environ deux heures. Le président Trump ne signera un accord que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites. L'Iran ne peut pas avoir d'arme nucléaire», a indiqué cette source dans une déclaration transmise à l'AFP.
Liban : onze morts, dont un secouriste, dans des frappes israéliennes dans le sud
Des frappes israéliennes sur trois localités dans la région de Tyr, dans le sud du Liban, ont fait vendredi onze morts, dont un secouriste et un ressortissant syrien, a annoncé le ministère de la Santé.
Ces frappes ont également fait huit blessés, dont un autre secouriste, selon le ministère, qui dénonce «une violation flagrante du droit humnitaire», malgré une trêve supposée en vigueur depuis le 17 avril avec Israël, qui dit cibler le Hezbollah pro-iranien.
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Banque d'Angleterre : une extension du cessez-le-feu «maintiendrait l'incertitude»
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Andrew Bailey a averti vendredi dans une interview au Financial Times qu'une extension du cessez-le-feu dans la guerre au Moyen-Orient «maintiendrait l'incertitude», sans ouvrir immédiatement la voie à une baisse des taux d'intérêt.
«Une pause de 60 jours serait utile, mais ne réglerait pas le problème», a affirmé le responsable monétaire au quotidien économique britannique, ajoutant qu'un tel accord «maintiendrait l'incertitude» sur l'évolution de la situation à l'issue de cette période.
Même si les prix de l'énergie retombaient rapidement, «il faudrait être beaucoup plus confiant» que le choc énergétique ne soit pas durable avant d'abaisser les taux, selon M. Bailey. Des sources à Washington ont évoqué jeudi un cadre d'accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril.
La réunion au cours de laquelle Donald Trump a dit vouloir prendre une «décision finale» sur un possible accord avec l'Iran est terminée, a annoncé vendredi à l'AFP un haut responsable de la Maison-Blanche. Selon le New York Times, le président américain n'a pas arrêté de décision dans l'immédiat.
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L'Iran prépare les funérailles nationales pour Ali Khamenei, reportées en mars
Les autorités iraniennes commencent à préparer les funérailles de l'ancien guide suprême Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour des frappes israélo-américaines, a rapporté vendredi la télévision d'État, ajoutant que la nouvelle date n'avait pas encore été fixée. Initialement prévues début mars, elles avaient été reportées sine die.
«Un quartier général spécial a été établi pour préparer la cérémonie» et divers organismes sont mobilisés, a indiqué la chaîne Irib, citant Mohsen Mahmoudi, le directeur du Conseil islamique de coordination de Téhéran, l'institution en charge de l'organisation.
Malgré l'incertitude entourant la date de l'événement, tout est mis en œuvre pour organiser des funérailles «grandioses, en présence d'un large public», a-t-il ajouté.
Ali Khamenei avait 86 ans, dont plus de 36 à la tête de la République islamique. Son fils Mojtaba, qui lui a succédé début mars, n'est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s'exprime uniquement via des messages écrits.
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Risque de pénurie de pétrole sans retour à la normale dans le Golfe, alertent le FMI et la Banque mondiale
Plusieurs organisations internationales, dont le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM), ont alerté vendredi sur un risque de pénurie de pétrole cet été si le trafic maritime via le détroit d'Ormuz ne revient pas rapidement à la normale.
«Les stocks mondiaux de pétrole se réduisent à un rythme record du fait de la perte majeure de livraisons passant par le détroit d'Ormuz», ont alerté dans un communiqué commun le FMI, la BM ainsi que l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC), après une rencontre de leurs dirigeants.
«Si la circulation maritime ne revient pas à la normale, une réduction rapide et continue des stocks mondiaux avant le pic de demande de l'été dans l'hémisphère nord représenterait un risque accru en termes de sécurité énergétique (…) et plus largement de résistance de l'économie», a prévenu le communiqué.
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Liban : le Hezbollah revendique plusieurs attaques contre le nord d'Israël
Le Hezbollah pro-iranien a revendiqué vendredi une nouvelle série d'attaques contre des cibles militaires dans le nord d'Israël, près de la frontière avec le Liban, au moment où les deux pays mènent à Washington des négociations militaires.
Dans une série de communiqués, le mouvement islamiste a affirmé avoir visé à l'aide de drones des rassemblements de soldats près d'une localité du nord d'Israël, un autre dans un camp militaire en Galilée ainsi qu'une caserne.
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La réunion de Trump sur un possible accord avec l'Iran est terminée
La réunion au cours de laquelle Donald Trump a dit vouloir prendre une «décision finale» sur un possible accord avec l'Iran est terminée, a annoncé vendredi à l'AFP un haut responsable de la Maison-Blanche.
Selon le New York Times, elle a duré deux heures et le président américain n'a pas arrêté de décision dans l'immédiat.
Le Kazakhstan a proposé de prendre en charge les stocks d'uranium enrichi de l'Iran
Le Kazakhstan a proposé de prendre en charge les stocks d'uranium enrichi de l'Iran si Washington et Téhéran parviennent à un accord sur le programme nucléaire iranien, a indiqué le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi au Financial Times. Rafael Grossi a rencontré cette semaine le président kazakh Kassym-Jomart Tokayev à Astana.
Le pays d'Asie centrale s'est montré disposé à prendre en charge le stock d'uranium enrichi de l'Iran, a déclaré le directeur de l'AIEA au Financial Times selon un article publié vendredi. Le sort de l'uranium enrichi constitue l'un des points les plus difficiles pour parvenir à un accord pour mettre un terme à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Donald Trump a assuré vendredi qu'il s'apprêtait à prendre une «décision finale» sur un possible accord pour mettre fin à la guerre.
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Le Hamas qualifie l'avancée israélienne à Gaza de «violation flagrante» du cessez-le-feu
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a dénoncé vendredi la décision du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de donner l'ordre à l'armée d'étendre son contrôle sur la bande de Gaza, malgré le cessez-le-feu conclu en octobre 2025.
«Dans une violation flagrante de tous les accords, comme à son habitude, Netanyahou a annoncé l'extension du contrôle à 70% de la bande de Gaza, alors même que les tueries et la famine se poursuivent», a accusé ce porte-parole, Bassem Naïm.
Aux termes du fragile cessez-le-feu, les forces israéliennes devaient se replier derrière une «ligne jaune», nom donné à la ligne de démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l'armée israélienne qui donnait à cette dernière le contrôle d'un peu plus de 50% du petit territoire.
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L'Iran dément toute négociation à ce stade sur le volet nucléaire
La diplomatie iranienne a assuré vendredi soir que la question nucléaire ne figurait pas dans le protocole d'accord actuellement en discussion avec les Etats-Unis, après des propos contraires de Donald Trump.
«A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre, et il n'y a pas de négociations sur la question nucléaire», a déclaré à la télévision d'Etat le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.
Le président américain avait annoncé plus tôt qu'il s'apprêtait à prendre une «décision finale» sur un possible accord, en suggérant que l'Iran avait accepté de détruire son stock d'uranium hautement enrichi.
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La diplomatie iranienne affirme qu'«aucun accord final» n'a encore été conclu avec les États-Unis
La diplomatie iranienne a affirmé vendredi soir ne pas être encore parvenue à un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, après des déclarations de Donald Trump annonçant une décision imminente.
«Les échanges se poursuivent mais aucun accord définitif n'a encore été conclu», a commenté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos relayés par les médias d'Etat.
Le président américain avait annoncé plus tôt qu'il s'apprêtait à prendre une «décision finale» sur un possible accord mais des sources iraniennes à l'agence Fars ont démenti ses affirmations sur deux points centraux: la réouverture du détroit d'Ormuz et le nucléaire iranien.
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Le projet israélien d'étendre son contrôle à Gaza aggravera le sort des enfants, alerte l'Unicef
L'Unicef a averti vendredi que le projet israélien visant à prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza ne ferait qu'aggraver les souffrances des enfants, déjà durement touchés par des maladies liées à une surpopulation extrême.
Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dit jeudi avoir ordonné à l'armée de prendre le contrôle de nouveaux territoires dans Gaza, en dépit des termes du fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre. «Nous contrôlons maintenant 60% du territoire de la bande» de Gaza, a-t-il déclaré, ajoutant avoir ordonné de monter à 70%.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé vendredi «une violation grave des fondements du cessez-le-feu». Aujourd'hui, «la population est entassée sur environ 40% de l'espace qui lui reste, trouvant refuge au milieu de bâtiments détruits, de gravats et d'une accumulation croissante de déchets solides (…) et il ne reste plus aucun espace accessible pour les évacuer», a déclaré à des journalistes à Genève le porte-parole de l'Unicef, Salim Oweis, s'exprimant depuis Gaza.
«Les conséquences sont largement visibles: des enfants souffrent d'infections respiratoires, de diarrhées aiguës, et plus de la moitié des foyers signalent des maladies de la peau», a détaillé le représentant du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
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Royaume-Uni : un homme inculpé pour avoir espionné un journaliste pour le compte de l'Iran
Un ressortissant grec a été inculpé vendredi au Royaume-Uni, soupçonné d'avoir aidé les renseignements iraniens à espionner un journaliste d'Iran International, chaîne de télévision en langue persane interdite par Téhéran, émettant depuis Londres et déjà visée par plusieurs attaques.
La police londonienne a indiqué que Ioannis Aidinidis, âgé de 46 ans et résidant à Munich (Allemagne) avait été inculpé pour infraction à la loi sur la sécurité nationale à l'issue d'une enquête menée par sa section antiterroriste.
«Nous pensons que le pays auquel se rapportent ces accusations est l'Iran et celles-ci ont trait au ciblage d'un journaliste basé au Royaume-Uni travaillant pour Iran International», ajoute le communiqué.
Ioannis Aidinidis est en détention depuis le 16 mai, jour de son arrestation dans le West Sussex, au sud-ouest de Londres. Il a comparu vendredi devant le tribunal de Westminster.
Selon le procureur Lee Ingham, le prévenu a fait deux séjours au Royaume-Uni, en avril et en mai, lors desquels il est soupçonné d'avoir photographié et filmé des habitations liées au journaliste ainsi que des plaques d'immatriculation de voiture. Il aurait notamment caché dans sa chaussette une caméra «capable d'envoyer des données à des personnes à l'étranger», selon Lee Ingham.
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L'Iran exige le «versement immédiat de 12 milliards de dollars d'avoir gelés»
L'Iran exige «le versement immédiat de 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés» et «tant que ce paiement n'est pas effectué, l'Iran n'entrera pas dans une phase suivante de négociation», ont prévenu des sources iraniennes à l'agence Fars, faisant part de leur «méfiance totale envers les États-Unis.
Sur le Liban, elles réitèrent la demande iranienne «d'un cessez-le-feu complet, conformément aux exigences du Hezbollah» et préviennent «que toute violation des engagements entraînera des représailles immédiates».
Donald Trump avait affirmé auparavant sur son réseau Truth social qu'il s'apprêtait à prendre une «décision finale» sur un possible accord. «L'Iran doit accepter qu'ils n'auront jamais d'arme nucléaire. Le détroit d'Ormuz doit être ouvert immédiatement» et Téhéran doit s'engager à le déminer, avait énuméré le président américain.
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Selon l'agence Fars, l'Iran dément avoir accepté la destruction de ses matières nucléaires et la réouverture du détroit d'Ormuz sans frais de péage
L'Iran dément avoir accepté la destruction de ses matières nucléaires et la réouverture du détroit d'Ormuz sans frais de péage, selon des sources à l'agence iranienne Fars.
«Trump a affirmé que l'Iran était tenu d'ouvrir le détroit d'Ormuz sans frais de péage, alors qu'aucune clause de ce type ne figure dans le texte de l'accord», ont assuré ces sources. La destruction des matières nucléaires de l'Iran n'y figure pas non plus, ont-elles ajouté.
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Des sources iraniennes, citées par l'agence Fars, qualifient les propos de Donald Trump de «mélange de vérité et de mensonge»
Des sources iraniennes, citées par l'agence de presse Fars, ont affirmé vendredi que les dernières déclarations de Donald Trump sur un possible accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre était un «mélange de vérité et de mensonge».
Donald Trump avait affirmé auparavant sur son réseau Truth social qu'il s'apprêtait à prendre une «décision finale» sur un possible accord, estimant que le détroit d'Ormuz devait rouvrir «immédiatement» et que l'uranimum enrichi devait être «DETRUIT» en lettres capitales.
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Les Bourses européennes terminent proches de l'équilibre
Les Bourses européennes ont terminé autour de l'équilibre vendredi, après une séance passée dans le vert, sur fond d'espoirs d'un accord au Moyen-Orient et d'enthousiasme autour de l'intelligence artificielle.
Paris a cédé 0,07%, Londres 0,09% et Francfort a grappillé 0,05%. Seule Milan a terminé dans le vert (+0,42%).
L'Iran dit qu'un accord dépend de la fin des demandes «excessives» des États-Unis
L'Iran a appelé vendredi Washington à renoncer à ses demandes «excessives» dans les négociations pour mettre fin à la guerre, Donald Trump disant de son côté s'apprêter à prendre sa décision «finale».
«Parvenir à un accord final dépend de l'arrêt de l'attitude de la partie américaine», a déclaré le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi dans une conversation avec son homologue omanais, dénonçant «les demandes excessives ainsi que les positions changeantes et contradictoires» des États-Unis.
Trump dit qu'il s'apprête à prendre «sa décision finale» sur un possible accord avec l'Iran
Donald Trump a annoncé vendredi sur son réseau Truth Social qu'il s'apprêtait à prendre sa «décision finale» sur un possible accord avec l'Iran. «Je vais avoir une réunion maintenant dans la “Situation Room†(ndlr: salle ultra-sécurisée de la Maison Blanche) pour prendre une décision finale», a écrit le président américain.
Donald Trump a également affirmé que «l'uranium iranien sera extrait du sous-sol par les États-Unis». Selon lui, «l'uranium sera extrait par les États-Unis, en coordination avec l'Iran ainsi qu'avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), puis détruit». Le président américain a enfin assuré qu'«aucun transfert d'argent n'aura lieu jusqu'à nouvel ordre».
Kevin Lamarque / REUTERS
Le président du Parlement iranien affirme que Téhéran n'a «aucune confiance dans les paroles»
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré vendredi dans un message publié sur X que Téhéran ne fait confiance ni aux garanties ni aux paroles et qu'il jugerait les autres parties à leurs actes. Il a ajouté que l'Iran n'agirait pas tant que l'autre camp n'aurait pas fait le premier pas.
Selon des sources citées par Reuters, les États-Unis et l'Iran sont parvenus jeudi à un accord visant à prolonger leur cessez-le-feu et à lever les restrictions pesant sur la navigation dans le détroit d'Ormuz. Toutefois, cet accord doit encore être approuvé par le président américain Donald Trump, tandis que les médias d'État iraniens affirment qu'il n'a pas encore été finalisé.
Offensive israélienne au Liban : Netanyahou affirme que l'armée a traversé le fleuve Litani
L'armée israélienne a traversé le fleuve Litani situé dans le sud du Liban, à une trentaine de kilomètres au nord de la frontière avec Israël, a affirmé le premier ministre Benyamin Netanyahou, dans le cadre de l'intensification des opérations contre le Hezbollah soutenu par l'Iran.
En visite dans le nord d'Israël auprès de soldats près de la frontière, Benyamin Netanyahou a salué l'avancée de l'armée dans des secteurs stratégiques, affirmant que les forces israéliennes avaient «traversé le Litani», selon une vidéo transmise par son bureau.
L'armée de l'Air opère également «à Beyrouth, dans la Bekaa (est), sur tout le front» libanais et «nous frappons le Hezbollah de plein fouet», a-t-il assuré, deux jours après que l'armée a dit considérer une grande partie du sud du Liban comme une «zone de combat» en dépit du cessez-le-feu théoriquement en vigueur.
Liban : 15 enfants tués en une semaine, selon l'Unicef
Quinze enfants ont été tués et 62 autres blessés depuis une semaine au Liban, où Israël poursuit ses frappes malgré un cessez-le-feu, a rapporté vendredi le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
Israël, qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a intensifié ces derniers jours son offensive terrestre et aérienne au Liban. «Au cours de la seule semaine écoulée (…), on dénombre 15 décès et 62 blessés, soit une moyenne de 11 enfants» tués ou blessés par jour, a déclaré devant la presse à Genève Ricardo Pires, porte-parole de l'Unicef.
«Nous comprenons que la grande majorité de ces enfants ont été touchés par les frappes aériennes dans le sud du Liban. Hier encore, sept enfants ont été tués et 30 blessés», a-t-il ajouté. Depuis le début le 17 avril du cessez-le-feu qui n'a jamais été respecté, l'Unicef dénombre 55 enfants tués et 212 autres blessés.
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Tout laissait à penser que le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril dernier était menacé. Dans la nuit de mercredi à jeudi, les États-Unis abattaient quatre drones iraniens et frappaient un site à Bandar Abbas ; dans la foulée, les Gardiens de la Révolution annonçaient répliquer en visant une base américaine. Aucune action aussi violente n'avait été entreprise depuis la mise en place du cessez-le-feu. Ce vendredi 29 mai, après plus de trois mois de guerre en Iran, c'est pourtant l'hypothèse d'une prolongation de la trêve, via un accord-cadre avec Téhéran, qui est avancée du côté de Washington.
Majid-Asgaripour / REUTERS
QUE SAIT-ON DU PROJET D'ACCORD
Frappes israéliennes: des sites archéologiques en «danger sérieux», alerte le Liban
Les frappes israéliennes sur le sud du Liban mettent en «danger sérieux» d'importants sites archéologiques, dont les ruines millénaires de Tyr et la forteresse croisée de Beaufort, a déclaré vendredi le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, à l'AFP.
«Des bombardements sont tombés tout près des ruines de Tyr, un site qui fait partie du patrimoine de l'humanité», a indiqué le ministre. Dans le même temps, «le château de Beaufort a été frappé directement», a-t-il ajouté.
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Liban : au moins 17 morts jeudi dans des frappes israéliennes dans le sud et près de Beyrouth
Des frappes israéliennes ont fait au moins 14 morts jeudi dans le sud du Liban, où Israël a étendu sa «zone de combat» contre le Hezbollah pro-iranien, et trois morts près de Beyrouth, malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.
L'armée israélienne a annoncé avoir mené une «frappe ciblée» dans la région de Beyrouth, qui, selon une source militaire libanaise à l'AFP, a visé un appartement à Choueifat, une ville en bordure de la banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah.
Cette attaque «a fait un bilan final de trois martyrs – une femme et sa petite fille, ainsi qu'un enfant de nationalité syrienne – et 15 blessés», selon le ministère libanais de la Santé.
Mondial 2026 : l'Iran n'a pas encore de visas pour aller jouer aux États-Unis, affirme son ambassadeur au Mexique
L'ambassadeur iranien au Mexique a affirmé jeudi que les joueurs de la sélection nationale ne disposaient pas encore des visas pour aller disputer aux États-Unis ses rencontres de la Coupe du monde de football, estimant qu'elle l'aborderait avec un handicap sportif en raison de la guerre.
«Nous ne savons pas s'ils vont nous accorder des visas ou non», a déclaré Abolfazl Pasandideh lors d'une conférence de presse, selon la traduction officielle.
Le président de la Fédération iranienne de football avait déclaré plus tôt qu'il espérait que les États-Unis accorderaient des visas «à entrées multiples» pour l'équipe et le staff technique.
Les Bourses mondiales sur le qui-vive
Les Bourses mondiales évoluent chaque jour au gré des informations en provenance du Moyen-Orient. En début de séance, les Bourses ont reculé, plombées par des échanges de frappes entre l'Iran et les États-Unis, les affrontements les plus graves depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.
Mais quelques heures plus tard, l'optimisme a refait surface. Des sources américaines venaient alors d'affirmer que les États-Unis et l'Iran avaient établi un cadre d'accord. Lequel prévoit une extension du cessez-le-feu de soixante jours mais n'a pas encore été validé par Donald Trump.
Brendan McDermid / REUTERS
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Le Liban dénonce des attaques israéliennes près de ses sites patrimoniaux
Les autorités libanaises ont dénoncé jeudi les attaques israéliennes menées à proximité de sites historiques et de monuments classés par l'Unesco dans le sud du pays. Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salamé, «a multiplié les contacts avec ses homologues à travers le monde et les organisations internationales compétentes, afin d'attirer leur attention sur les dégâts considérables causés aux sites archéologiques et aux quartiers patrimoniaux» dans le sud du pays, a indiqué l'Agence nationale d'information libanaise (Ani).
Ghassan Salamé a notamment évoqué la ville antique de Tyr et le château de Beaufort, situé dans le district de Nabatiyé, soulignant qu'«un grand nombre de ces sites bénéficient d'une protection renforcée de la part de l'Unesco, ce qui rend impératif de les préserver de toute attaque aérienne ou d'artillerie israélienne». Le premier ministre Nawaf Salam a déclaré sur X que «rien ne saurait justifier les attaques en cours contre les régions de Tyr et de Nabatiyé, ni la destruction de leurs monuments historiques».
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Ce que l'on sait du cadre d'accord que les États-Unis négocient avec l'Iran
Les États-Unis et l'Iran ont établi un cadre d'accord en vue de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, ont indiqué jeudi des sources américaines, mais Donald Trump ne l'a pas encore validé. L'information a d'abord été révélée par le site américain Axios, selon lequel cet accord préalable ne règle pas la question du programme nucléaire iranien – qui sera abordé ultérieurement – mais inclut un engagement de l'Iran à ne pas chercher à se doter de la bombe atomique.
Sur la question d'Ormuz, le protocole prévoit un accès «illimité» au détroit, selon Axios, qui cite deux responsables américains. En contrepartie, le blocus américain des ports iraniens serait levé et Téhéran autorisé à vendre du pétrole grâce à une suspension des sanctions américaines. Disant ne tolérer «aucune tentative visant à instaurer un système de péage», le ministre américain des Finances Scott Bessent a menacé de s'en prendre à Oman, un allié des États-Unis et voisin de l'Iran, en cas de coopération avec Téhéran pour le contrôle du détroit.
Washington a par ailleurs annoncé jeudi de nouvelles sanctions visant à tarir les fonds provenant de la vente de pétrole iranien. D'autres sujets divisent les deux camps. Outre la fin des combats sur tous les fronts, le pouvoir iranien cherche à obtenir le déblocage de 24 milliards d'avoirs gelés à l'étranger. Et sur le volet nucléaire, il refuse tout transfert à l'étranger du stock d'uranium enrichi, dont Donald Trump réclame la destruction.
Les États-Unis et l'Iran ont fait «beaucoup de progrès» vers un accord, selon JD Vance
Les États-Unis et l'Iran ont fait «beaucoup de progrès» vers un accord mais Donald Trump n'est pas encore prêt à l'approuver, a déclaré jeudi le vice-président américain JD Vance.
«Nous sommes en train de négocier certaines formulations. Nous avons fait beaucoup de progrès, a déclaré JD Vance à des journalistes. Nous espérons que nous continuerons à progresser et que le président sera en mesure d'approuver l'accord, mais bien sûr, cela reste encore à déterminer».
Bonjour à tous et bienvenue sur ce direct
Alors qu'on croyait les négociations en péril, des sources à Washington ont fait état d'un cadre d'accord avec l'Iran qui prévoit une extension de 60 jours du cessez-le-feu en cours depuis le 8 avril, et nécessite encore l'aval du président américain. La dernière déclaration de JD Vance va d'ailleurs dans ce sens. Le vice-président américain a, en effet, affirmé que les États-Unis et l'Iran avaient fait «beaucoup de progrès» vers un accord. Donald Trump n'est toutefois pas encore prêt à l'approuver.
Sur l'autre front du conflit, au Liban, Israël a étendu sa «zone de combat» et poursuivi ses frappes meurtrières alors même que la fin des hostilités contre le Hezbollah pro-iranien est une exigence de Téhéran pour parvenir à un accord.
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