Washington est habitué aux rixes politiques. Mais le 14 juin, les coups échangés seront réels. Et le président fêtera ses 80 ans dans les gradins de l'arène installée pour l'occasion sur la pelouse de la Maison-Blanche, les yeux rivés sur les combattants.
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Double anniversaire
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Le président des États-Unis, Donald Trump, lors du gala UFC 327, à Miami, en avril

Les six combats d'arts martiaux mixtes (MMA) se dérouleront la journée de l'anniversaire de naissance de Donald Trump, le 14 juin. L'évènement, UFC Freedom 250, est aussi promu comme une célébration du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis. Le président a toujours été un amateur de sports de combat. Les MMA sont « un sport très populaire auprès du groupe démographique que Donald Trump tente de courtiser, en particulier les jeunes hommes », souligne Shannon O'Brien, de l'Université du Texas à Austin, autrice d'un livre sur Trump et la rhétorique de la lutte. Une autre activité prisée du président, où spectacle et rivalités sont mis de l'avant.
Un octogone près du Bureau ovale
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L'arche permettant d'installer des projecteurs au-dessus de l'octogone, situé sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, est achevée.

Cette semaine, des grues s'affairaient sur le terrain de la Maison-Blanche. L'arche permettant d'installer des projecteurs au-dessus de l'octogone – où se déroulent les combats – est achevée, décorée de bleu, de rouge et de blanc. L'arène est installée temporairement sur la pelouse sud de la Maison-Blanche et pourra accueillir quelque 4000 personnes ; Trump doit distribuer 1000 billets, mais la majorité des autres places sont réservées aux militaires et à leurs familles. De 75 000 à 100 000 personnes pourront aussi regarder les combats retransmis dans le parc Ellipse, non loin de là .
Argent public
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Le président américain Donald Trump est photographié dans le bureau Ovale avec la ceinture qui sera en jeu lors du gala UFC Freedom 250.

La Maison-Blanche a assuré que l'UFC payait pour l'évènement – son patron, Dana White, est proche de Donald Trump. La facture réglée par l'organisation devrait s'élever à environ 60 millions US (83 millions CAN), selon la BBC. Sur le site de l'évènement, on lit que les combats sont présentés par Ram, déjà partenaire officiel de l'UFC, et Crypto.com, une entreprise qui entretient des liens étroits avec le Trump Media & Technology Group. « Tous les frais liés à la sécurité seront payés avec de l'argent public », note Mme O'Brien. Le département de la Sécurité intérieure a attribué au gala sa plus haute cote de sécurité, selon ABC.
Gratuit, mais à quel prix ?
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De 75Â 000 Ã 100Â 000Â personnes pourront regarder les combats retransmis dans le parc Ellipse, qui jouxte la Maison-Blanche.

L'évènement est présenté comme une sorte de festival s'étendant sur trois jours. Le coup d'envoi sera donné au Lincoln Memorial le vendredi 12 juin. Le samedi, les fans munis de billets vivront une « expérience immersive » avec des spectacles et des moments « exclusifs », selon le site de l'UFC Freedom 250. « Je n'ai jamais vu des gens désirer quelque chose autant que ces billets », a dit Trump. Ils sont gratuits. Mais en déboursant quelque 1,5 million US (2 millions CAN), des « partenaires » peuvent obtenir un accès privilégié, selon un journaliste qui couvre les combats de MMA, cité par la BBC. L'arrangement, tout comme l'absence de transparence autour des fonds, soulève des questions éthiques.
Une première
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Le Québécois Aiemann Zahabi combattra dans le cadre de l'UFC Freedom 250.

Il s'agira des premiers combats de MMA, et même du premier évènement sportif en direct, organisés sur la pelouse sud de la Maison-Blanche. Un Québécois, Aiemann Zahabi, y affrontera l'Américain Sean O'Malley le 14 juin. « C'est une belle chance de représenter le Canada », avait-il confié à La Presse le mois dernier. D'autres présidents ont tout de même utilisé le lieu pour des rassemblements festifs dans le passé : Lyndon B. Johnson, par exemple, avait accueilli une foire en 1967, avec manèges et animaux. C'est aussi à cet endroit que sont invités les enfants pour la traditionnelle chasse aux cocos de Pâques.
Lisez l'article « Gala de l'UFC à la Maison-Blanche : la diplomatie selon Aiemann Zahabi »





