L’Union européenne a entériné ce mercredi le compromis trouvé avec les États-Unis concernant les droits de douane. ll ne manque plus qu’un ultime feu vert, a priori anecdotique, pour conclure le dossier, entamé il y a plus d’un an.
La fin d’une saga qui a rythmé l’été dernier. Les 27 pays de l’Union européenne ont entériné ce mercredi le compromis trouvé avec Washington à propos des droits de douane entre les deux blocs.
Conclu il y a plus d’un an, celui-ci prévoit d’exonérer de droits de douane sur la plupart des biens importés des États-Unis, en échange d’un plafonnement de 15% des taxes imposés aux produits européens en partance vers Washington. Il ne reste plus qu’à récolter un ultime feu vert des eurodéputés, qui ne devrait pas poser de soucis, pour l’adopter.
Celui-ci devrait arriver à la mi-juin, après un passage en commission mardi prochain. Le temps presse, alors que l’ultimatum de Donald Trump, fixé au 4 juillet, jour des 250 ans de l’indépendance américaine, approche.
Une mesure active jusqu’Ã fin 2029
Dans leur compromis, le Parlement européen et les représentants des 27 ont assorti la suppression des droits de douane européens de quelques garde-fous. Ces mesures ont cependant été revues en baisse par rapport aux exigences des eurodéputés, pour ne pas provoquer de nouvelles tensions avec Washington.
Il est notamment prévu que la mesure expirera fin 2029, après la fin du mandat de M. Trump, à moins qu’une prolongation ne soit votée d’ici là . Le Parlement voulait fixer cette clause dite “sunset” (coucher de soleil) à mars 2028, mais a accepté de la repousser, pour ne pas froisser Washington.
Une autre clause dite “sunrise” (lever de soleil), qui conditionnait l’entrée en vigueur de l’accord à la réduction des droits de douane sur les composants en acier et aluminium européens, a quant à elle été abandonnée. Le feuilleton de la ratification de l’accord de Turnberry touche ainsi à sa fin, après de multiples coups de théâtre.
Le Parlement, jugeant l’accord défavorable à l’UE, avait suspendu le processus à plusieurs reprises, notamment en raison des menaces d’annexion du Groenland par les Etats-Unis en début d’année. Mais la Commission européenne a défendu ce pacte sur les droits de douane tout au long du processus, au nom de la préservation des relations entre l’UE et son premier partenaire commercial.



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