REPORTAGE – Les habitants de l'île communiste semblent à la fois inquiets des conséquences d'une intervention militaire et pressés que leur vie change, quel qu'en soit le prix.
Il se disait ce week-end dans les tréfonds du quartier d'El Cerro, où les parents du secrétaire d'État, Marco Rubio, vivaient chichement dans les années 1950 avant de fuir la dictature de Fulgencio Batista pour Miami, et non le communisme comme leur fils cadet aime souvent à le dire pour séduire la communauté cubano-américaine anti-castriste, qu'une intervention militaire des États-Unis était imminente. « Ça va barder ce week-end. La tension est de plus en plus palpable et elle a atteint un sommet », prédisait aussi un diplomate.
L'invasion ou les bombardements attendus en fin de semaine n'ont pas eu lieu. Cela n'a pas pour autant rassuré les Havanais. L'augmentation des survols d'avions espions Poséidon P8 et de drones près de Guantanamo, où les États-Unis disposent d'une base, mais aussi près de la capitale cubaine, a augmenté les craintes d'une attaque de l'Oncle Sam. L'arrivée de navires de guerre de l'US Navy près des côtes cubaines, dont un groupe aéronaval en début de semaine…


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