Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, promet que la signature finale pourrait avoir lieu “dans les prochaines heures”. Téhéran laisse entendre que la question nucléaire ne fait pas partie de cette nouvelle version.
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“Il est peut-être possible que, dans les prochaines heures, le monde reçoive une bonne nouvelle.” Depuis l’Inde, où il est en déplacement, Marco Rubio a laissé entendre qu’un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient pourrait être conclu, dimanche 24 mai. D’après le secrétaire d’Etat américain, des “progrès significatifs” ont eu lieu avec Téhéran, ces derniers jours.
D’après le média américain Axios, qui cite un responsable américain, cet accord, en cours de finition, prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours. Durant cette période, le détroit d’Ormuz serait de nouveau accessible à la navigation, sans péage. “Le détroit d’Ormuz sera ouvert”, a promis Donald Trump, dans un long message publié sur son réseau Truth Social. “C’est une voie navigable internationale. Ce que [les Iraniens] font actuellement, c’est en fait menacer de détruire des navires commerciaux qui empruntent une voie navigable internationale”, a rappelé Marco Rubio depuis New Delhi.
En échange, les Etats-Unis doivent lever le blocus des ports iraniens et “accorderaient des dérogations à certaines sanctions afin de permettre à l’Iran de vendre librement son pétrole”. Le texte doit également permettre de débloquer certains avoirs iraniens actuellement détenus dans des banques situées hors d’Iran.
Enfin, ce cessez-le-feu de deux mois serait “renouvelable par consentement mutuel”. Les forces américaines mobilisées ces derniers mois “resteraient dans la région pendant cette période de 60 jours et ne se retireraient que si un accord définitif était conclu”.
En revanche, le volet nucléaire semble encore flou à ce stade. Axios affirme que le projet d’accord “comprend des engagements de la part de l’Iran de ne jamais se doter de l’arme nucléaire et de négocier la suspension de son programme d’enrichissement d’uranium ainsi que l’élimination de son stock d’uranium hautement enrichi”. L’objectif des Etats-Unis est que l’Iran “ne possède jamais l’arme nucléaire”, a encore redit Marco Rubio, dimanche matin.
Le son de cloche est bien différent dans les couloirs du pouvoir à Téhéran. D’après l’agence de presse iranienne Tasnim, “la phase actuelle se limite à la question de la fin de la guerre” et “toutes les questions concernant le nucléaire ont été reportées à plus tard”. “A ce stade, l’Iran n’a accepté aucune mesure dans le domaine nucléaire”, assure encore cette même source.
“Contrairement à ce que certains médias tentent d’insinuer, l’Iran n’a aucune obligation, dans le cadre de cet accord, de renoncer à ses stocks nucléaires, de retirer son équipement, de fermer ses installations, ni même de s’engager à ne pas fabriquer de bombe nucléaire”, écrit également l’agence Fars.
Lors d’une réunion avec les responsables de la télévision d’Etat iranienne, dimanche, le président Massoud Pezeshkian a en tout cas prévenu : “Aucune décision ne sera prise” sur la signature finale de cet accord “sans la coordination et l’autorisation du Guide suprême”.

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