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Vers une percée dans les négociations? Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran "se rapproche…

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Le président américain affirme qu’un accord avec l’Iran “se rapproche grandement”, tout en estimant à “50-50” les chances d’un “bon” accord ou d’une reprise de la guerre.

Un accord entre les États-Unis et l’Iran “se rapproche grandement” a affirmé samedi 23 mai Donald Trump à CBS News, tandis que Téhéran envoie également des signaux positifs au sujet des discussions sur la fin de la guerre.

“Chaque jour, ça s’améliore”, a déclaré le président américain par téléphone à la chaîne d’informations américaine.

Dans le même temps, Donald Trump a estimé auprès du média Axios à “50-50” les chances d’un “bon” accord ou d’une reprise de la guerre. “Je pense qu’il y a deux possibilités: soit je les frappe plus fort qu’ils n’ont jamais été frappés, soit nous allons signer un bon accord”, a déclaré le président américain.

Depuis plusieurs semaines, Donald Trump alterne menaces et optimisme sur la question d’une fin de la guerre avec l’Iran.

Il rencontrera son équipe de négociateurs samedi dans la journée pour évoquer la dernière offre de Téhéran et devrait décider d’ici à dimanche de reprendre les hostilités ou non, a-t-il déclaré à Axios.

“Phase de finalisation” d’un protocole d’accord

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait affirmé plus tôt dans la journée que son pays était en “phase de finalisation” d’un protocole d’accord avec les Etats-Unis en 14 points, en vue de mettre durablement fin à la guerre, tout en soulignant que des différends subsistaient.

Esmaïl Baghaï a indiqué à la télévision d’Etat Irib que son pays avait voulu “d’abord rédiger un protocole d’accord (…) composé de 14 clauses”. “Nous sommes actuellement en phase de finalisation de ces protocoles d’accord”, a-t-il ajouté.

“Après plusieurs semaines de pourparlers bilatéraux, on observe une tendance au rapprochement”, a-t-il affirmé, en soulignant que tous les sujets de contentieux n’avaient pas disparu.

“Ce rapprochement ne signifie pas pour autant que nous et les Etats-Unis parviendrons à un accord sur des questions aussi importantes. Il s’agit plutôt de parvenir à une solution mutuellement acceptable”, a estimé Esmaïl Baghaï.

Le nucléaire iranien laissé de côté pour le moment

“De manière générale, ce protocole d’accord vise à mettre fin à la guerre, à l’agression américaine et à ce qu’ils appellent eux-mêmes le blocus naval. La question du gel des avoirs iraniens figure parmi les principaux points qui seront traités”, a-t-il détaillé.

Esmaïl Baghaï a ajouté que la demande de longue date de l’Iran concernant un allègement des sanctions contre Téhéran figurait dans le texte.

“Dans un délai raisonnable, de trente à soixante jours, les détails de ces points seront discutés et un accord final sera finalement conclu”, a ajouté le responsable iranien.

Alors que le dossier nucléaire iranien est l’un des principaux enjeux du conflit, vu de Washington, le porte-parole a affirmé qu’il serait laissé de côté dans l’immédiat, la priorité étant de mettre fin aux hostilités selon lui.

Vers une réouverture du détroit d’Ormuz?

“A ce stade, nous n’aborderons pas les détails de la question nucléaire. Nous savons que notre dossier nucléaire a servi de prétexte à deux guerres d’agression contre le peuple iranien”, a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs affirmé que la levée du blocus imposé sur ses ports par les Etats-Unis et la question du détroit d’Ormuz, voie stratégique verrouillée par l’Iran par laquelle transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, faisaient partie du cadre des négociations.

“Le détroit d’Ormuz n'a rien à voir avec les Etats-Unis. Un mécanisme pour le détroit devrait être défini entre l’Iran et Oman en tant qu'États côtiers”, a-t-il cependant ajouté.

S’agissant du Liban, où le mouvement pro-iranien Hezbollah combat Israël, il a indiqué que son pays donnait la priorité à “la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban”.