Le bilan, il faut le reconnaître, est plutôt modeste. En Ligue, nous avons réussi à offrir au football lot-et-garonnais une deuxième montée en championnat régional, mais cette année, deux équipes sont reléguées en District [Assa et Confluent 47, NDLR]. Les différents championnats de District ont été globalement hétérogènes. En clair, quel que soit le niveau, on voit des clubs qui ont le vent en poupe et d'autres qui traversent une pé…
Le bilan, il faut le reconnaître, est plutôt modeste. En Ligue, nous avons réussi à offrir au football lot-et-garonnais une deuxième montée en championnat régional, mais cette année, deux équipes sont reléguées en District [Assa et Confluent 47, NDLR]. Les différents championnats de District ont été globalement hétérogènes. En clair, quel que soit le niveau, on voit des clubs qui ont le vent en poupe et d'autres qui traversent une période plus délicate. Cela reflète la santé de notre football avec une difficulté générale à enclencher des dynamiques de long terme. On retiendra cependant de très belles performances en Coupe de France, en coupe de Nouvelle-Aquitaine, ainsi que de très belles finales départementales.
Quelles sont les difficultés majeures qui expliquent ces résultats en dents de scie ?
Indiscutablement, le travail de fond. Attention, il ne s'agit pas de dire que les clubs ne travaillent pas, bien au contraire. Ils travaillent même beaucoup. Mais diriger un club est devenu de plus en plus difficile et on manque parfois de stabilité au niveau des hommes, ce qui explique que les dirigeants passent en même temps que les projets qu'ils portent. Par ailleurs, la formation de nos jeunes reste insuffisante. Il y a beaucoup de décrochages dans les catégories U13 et U15, notamment, et les études conduisent de nombreux licenciés à arrêter car ils sont trop loin de leur club, alors que ce sont de tout jeunes seniors.
Est-ce que la mise en place de groupements et de fusions est une solution ?
C'est difficile à dire. Voilà une dizaine d'années, il fallait faire des fusions partout. On nous disait, plus ou moins, que le Lot-et-Garonne devait se limiter à une quinzaine de clubs pour monter de niveau. Or, on constate que les fusions d'hier n'ont pas forcément amélioré les situations. Là où on avait deux équipes seniors dans deux clubs, on n'en a plus que deux pour un seul club. Aujourd'hui, bien sûr, Porte d'Aquitaine 47 est un parfait contre-exemple. Le club a trois équipes et des résultats. Mais ce n'est pas vrai partout. Dans le même temps, certains clubs isolés peinent à survivre tout seuls et il est nécessaire qu'ils s'entendent avec des clubs voisins, notamment pour les équipes de jeunes.
On parle souvent en mal du niveau de notre football ; force est de constater que nos infrastructures ne facilitent pas la pratique de notre discipline »
Les effectifs sont en baisse partout. Est-ce le frein principal du développement de notre football ?
La démographie baisse et les effectifs, de fait, ne sont pas appelés à s'étoffer. Mais le frein majeur est peut-être plus lié au facteur humain. L'entente entre les clubs ne va pas de soi et les relations entre certains dirigeants et les collectivités ne sont pas toujours idéales. Or, pour avancer, nous avons besoin de discussions, voire de négociations. On parle souvent en mal du niveau de notre football. Force est de constater que nos infrastructures ne facilitent pas la pratique de notre discipline. Nous ne parlons pas de terrains synthétiques ou de billards dans tous les clubs, mais s'ils étaient déjà , pour beaucoup, bien drainés, la période hivernale serait sûrement moins compliquée à gérer. Je pense que ces sujets sont bien plus importants que quelques querelles qui apparaissent entre des individus ou des clubs.
La situation du FC Savérien, qui vient d'être promu en D2, commence à faire grincer quelques dents. Comment un club peut-il grimper dans la hiérarchie sans avoir de terrain ?
Ils sont une poignée de bénévoles à avoir eu le courage de monter ce projet qui avance pas à pas. Aujourd'hui, il est acté qu'un terrain va voir le jour à La Sauvetat-de-Savères, puisque les travaux vont débuter à l'automne. Notre rôle au District est de soutenir ceux qui veulent faire avancer notre discipline, tout en respectant les règles auxquelles chacun est soumis. Un club qui naît ou qui renaît dans le Lot-et-Garonne est toujours pour nous une bonne nouvelle. Le SC Pujols est ainsi officiellement lancé et un nouveau club à Agen devrait voir le jour sous l'appellation du Soleil Français. Il faut encourager les initiatives et être des facilitateurs. On n'est pas là pour embêter les dirigeants. Les situations sont complexes et nous sommes dans une logique de survie. Il faut donc travailler ensemble et pas les uns contre les autres.
Les problématiques sont nombreuses. Quel est le prochain chantier de l'institution ?


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