« La Fifa n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, y compris dans l'octroi des visas, et a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment », est-il ajouté dans le communiqué. « Conformément aux précédentes compétitions organisées par la Fifa, c'est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire », a encore rappelé la Fédération internationale.
Le ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie a quant à elle défendu « l'intégrité » de l'arbitre. Malgré « d'intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate », « il n'a malheureusement pas été possible d'aboutir à un résultat positif », a-t-il regretté dans un communiqué.
« La communauté du football devrait le soutenir en cette période difficile »
Les raisons du refoulement d'Omar Abdulkadir Artan ne sont pas encore connues. Pourtant, « il disposait d'un visa en règle », a assuré Ciise Aden Abshir, haut conseiller auprès du ministère somalien de la Jeunesse et des Sports, interrogé par l'AFP. La Somalie est l'un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d'une interdiction de voyage aux États-Unis par l'administration de Donald Trump.
La Somalie dans le viseur de Trump
Omar Abdulkadir Artan « compte parmi les arbitres les plus respectés d'Afrique » et lui « refuser l'entrée aux États-Unis et l'empêcher d'officier […] porte préjudice non seulement à sa personne, mais sape également l'engagement du football en faveur de l'équité, du mérite et de l'esprit du fair-play », a regretté M. Abshir.
« La communauté du football devrait le soutenir en cette période difficile », a encore estimé cet ancien capitaine de l'équipe nationale somalienne. Omar Abdulkadir Artan devait être le premier arbitre somalien à officier lors d'une phase finale de Coupe du monde. Âgé de 34 ans, il faisait partie des 52 hommes en jaune sélectionnés pour tenir le sifflet au Mondial coorganisé en juin et juillet par le Canada, le Mexique et les États-Unis.
« Je loue les efforts, le professionnalisme et l'intégrité démontrés par l'arbitre Omar, qui est devenu une source d'inspiration pour la nouvelle génération de Somaliens », s'était réjoui le jour de sa nomination Hassan Sheikh Mohamud, président de ce pays qui ne s'est jamais qualifié pour un Mondial.





