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Avec le sacre de Metz en Ligue des champions féminine, les trois glorieuses du hand français

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Montpellier 2003 : l’improbable remontada

En 2003, le Final Four n’existait pas encore (première édition en 2010), la finale de la Ligue des champions se disputait en match aller-retour. Premier de son groupe lors de la première phase, Montpellier bat en quarts de finale les Croates du RK Zagreb (28-28, 34-25) ; en demi-finales les Slovènes du RD Ljubljana (27-29, 29-23). En finale, Laurent Puigségur, Grégory Anquetil, Andrej Golic, Thierry Omeyer, Bruno Martini, Didier Dinart et le prometteur Nikola Karabatic (19 ans à peine) sont opposés au grand favori, Portland San Antonio Pampelune (vainqueur en 2001) de l’icône Jackson Richardson.

À l’aller en Navarre, le MHB prend le bouillon (27-19) en dépit de la prestation majeure de Karabatic (11 /12 au tir), le seul à ne pas sombrer côté efficacité (19 sur 47 pour l’équipe). Avant le retour dans son chaudron de Bougnol, le coach Patrice Canayer assure : « Il s’agirait d’un exploit incommensurable, mais la réalité fait que c’est possible. » Porté par un public en fusion et des cadres enfin à la hauteur, le meilleur club français d’alors réalise l’improbable remontada pour offrir au hand tricolore sa première Ligue des champions : victoire (31-19) avec un récital offensif d’un autre futur grand, Michaël Guigou (10 sur 11).

Montpellier 2018 : la deuxième étoile

Cette fois, Nikola Karabatic et Thierry Omeyer ne sont plus à Montpellier, mais au PSG, véritable Dream Team continentale avec les Abalo, Hansen, Narcisse, Remili, Sagosen, Gensheimer… Et donc favori pour enfin offrir à QSI le titre majeur des clubs. Au Final Four à Cologne, le champion de France est accompagné par deux autres clubs français (une première), Nantes et Montpellier. Les Héraultais ont dû passer par les poules basses pour prétendre aux huitièmes de finale, où ils ont fait sensation en éliminant le grand Barça (28-25, 28-30) avant de s’offrir les Allemands de Flensbourg en quarts (28-28, 29-17). En demi-finales, ils domptent les Macédoniens du Vardar Skopje (28-27).

Pour sa 29e campagne en Ligue des champions, le club présidé depuis 2005 par Thierry Weizman, par ailleurs médecin de l’équipe, a atteint ce Graal contre le double tenant du titre, Györ, qui a pris l’habitude de dépouiller Metz. Cet été, Sarah Bouktit, formée à Metz, part en Hongrie. « Si on avait pu garder nos joueuses majeures, on aurait gagné depuis longtemps », estime à raison Weizman. Metz, c’est la locomotive du hand féminin tricolore, mise sur les rails par le père fondateur Olivier Krumbholz avant de tout rafler avec les Bleues (1998-2016 puis 2016-2024). Metz fournisseur d’internationales, comme aujourd’hui Chloé Valentini, Lucie Granier, Sarah Bouktit, Suzanne Wajoka, Lylou Borg, Laura Flippes-Schneider, Léna Grandveau, Grâce Zaadi. Ce titre consacre aussi un entraîneur hors pair, Emmanuel Mayonnade.