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Le regret, cest de ne pas arriver à être en bonne santé, confie Loïs Boisson après son élimination au premier tour à Roland-Garros

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Demi-finaliste l’an passé pour sa première apparition dans le tableau principal, la Française s’est arrêtée net dès le premier tour, mardi, rattrapée par ses pépins physiques et son manque de rythme.


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Le regret, cest de ne pas arriver à être en bonne santé, confie Loïs Boisson après son élimination au premier tour à Roland-Garros

Loïs Boisson lors du premier tour de Roland-Garros, le 26 mai 2026, contre Anna Kalinskaya. (MAXPPP)

L’exercice de la confirmation est toujours délicat. Surtout quand on est un Français à Roland-Garros, encore plus quand on est allé en demi-finales pour sa première participation, et encore davantage quand on ne peut pas défendre son nouveau statut avec toutes ses armes. C’est la dure expérience qu’a vécue Loïs Boisson, mardi 26 mai.

Balayée en 1h19 par une Anna Kalinskaya rigoureuse et appliquée, la n°1 française n’a pas semblé elle-même. Les flashs du niveau de jeu exceptionnel de l’an passé, qui l’avait vue éliminer trois têtes de série, dont Jessica Pegula (n°3) et Mirra Andreeva (n°6), pour sa première apparition dans un Grand Chelem, sont restés éphémères.

“Je me suis accrochée à la passion du tennis”

La faute à des blessures récurrentes qui ont sectionné en plein vol son ascension depuis l’été dernier, et l’ont empêchée d’être la même joueuse mardi. “La journée a plutôt bien commencé, j’étais assez sereine, en forme. Le match ? Il n’y a pas grand-chose à dire dessus, ça ne s’est pas très bien passé”, a évacué l’intéresse, très touchée en conférence de presse. “J’avais un peu de mal à contrôler mes appuis, je sais un peu à cause de quoi mais ce n’était pas un problème physique, ça allait plutôt bien”, a poursuivi Loïs Boisson, qu’on a vu invectiver notamment ses chaussures après une glissade non voulue – “Je ne peux pas jouer !” -, en fin de match.

Elle qui était arrivée à Paris l’an passé avec 22 matchs joués (dont 15 sur terre battue) a débarqué en 2026 avec seulement six matchs au compteur, pour une seule victoire. “J’arrive avec très peu de rythme à cause des blessures. Je n’étais pas prête, j’aurais pu être beaucoup mieux s’il n’y avait pas eu tout ça. Il est là le regret, de ne pas arriver à rester en bonne santé”, a poursuivi Loïs Boisson, alors que les larmes lui montaient aux yeux en conférence de presse.

Privée de compétition entre le 29 septembre 2025 et le 21 avril 2026, en raison d’un genou endolori puis d’un avant-bras droit douloureux et encore strappé mardi, elle a dû également gérer une attention médiatique décuplée. A la manière de Hugo Gaston, huitième de finaliste en 2020 pour son premier Roland-Garros, et qui n’a plus passé le 3e tour depuis. “Tout d’abord, je me suis accrochée à la passion du tennis, je n’y joue pas assez souvent à mon goût. Donc je fais tout pour revenir sur un court. Ça ne suffit pas toujours, j’aurais aimé que ça ne se passe pas comme ça”, a poursuivi la Dijonnaise de 23 ans.

Tout s’est globalement mal passé pour son retour, mardi, mais Loïs Boisson peut se rassurer d’une chose : après avoir brutalement dû stopper son ascension, elle enchaîne à nouveau les matchs depuis mai. Le meilleur moyen de retrouver ce coup droit lifté qui avait fait des misères à tant de favorites l’an passé. “J’espère juste que ça durera assez longtemps.”