Dans une enceinte majoritairement acquise à leur cause, les Lensois ont tenu leur rang de favoris contre des Niçois combatifs (3-1), vendredi soir.
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Une anomalie de l’histoire est réparée. Portés par le souffle de plus de 50 000 supporters Sang et Or, les joueurs lensois ont dominé l’OGC Nice (3-1) et décroché la première Coupe de France des 120 ans d’existence de leur club, vendredi 22 mai au Stade de France. Florian Thauvin, auteur du premier but puis passeur pour Odsonne Edouard sur le deuxième, a été l’un des grands artisans de la victoire lensoise, avant qu’Abdallah Sima ne scelle le sort de la rencontre à la 78e minute. Le très jeune Djibril Coulibaly (17 ans) avait réduit l’écart en vain juste avant la pause.
Lancé en tribunes, le match des extrêmes entre le Nord et la Côte d’Azur, entre le deuxième surprise du championnat et le barragiste au bord du gouffre, a aussi tenu ses promesses sur le pré. Le stade enfin plein à ras bord, davantage Sang et Or que Rouge et Noir, l’aigle niçois “Mèfi” à peine atterri, les frissons des Corons tout juste retombés, les deux formations se sont jetées dans la bataille avec une ardeur coutumière des Lensois, moins des Aiglons.
Pas si supérieurs dans l’intensité, c’est donc par la justesse technique que les Sang et Or ont fait la première différence, Florian Thauvin ouvrant le score d’une frappe croisée clinique, à la réception d’un centre en retrait de Matthieu Udol (26e), avant de traverser le terrain pour le fêter avec son kop. Un quart d’heure plus tard, le numéro 10 lensois, déterminé à accrocher enfin un titre majeur à son palmarès en club, a déposé son corner sur la tête de son avant-centre, Odsonne Edouard (42e).
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La partie aurait semblé pliée à la pause si le milieu de terrain niçois Djibril Coulibaly, titularisé pour la troisième fois de sa carrière en professionnels seulement, ne lui avait pas répondu quelques minutes après d’une tête décroisée subtile, sur corner également (45e+3).
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Avant que le joker Abdallah Sima ne libère les siens avec opportunisme en profitant d’une erreur d’appréciation de Dante (78e), la cinquantaine de milliers de Sang et Or a bien tremblé. Malgré un Ismaëlo Ganiou toujours précieux pour colmater les brèches, la défense lensoise a été sauvée plusieurs fois par Robin Risser, auteur de cinq arrêts, et a surtout été parcourue d’un frisson quand Antoine Mendy a placé sa tête sur la barre à la suite d’un coup franc (62e), imité plus tard par Kevin Carlos, proche de relancer le suspense en toute fin de partie (84e).
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Mais 120 ans d’histoire, les “Olé” descendant des travées au gré des passes lensoises, et toute la confiance d’une saison exceptionnelle semblaient peser trop lourd contre l’OGC Nice. Après trois finales perdues, contre Lille en 1948 (2-3), Saint-Etienne en 1975 (0-2) et le PSG en 1998 (1-2), le Racing Club de Lens ajoute enfin la pièce manquante à son palmarès national. Elle consolera sans mal les hommes de Pierre Sage du titre de Ligue 1 cédé dans les dernières journées au PSG.
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