Home Sport Coupe du monde : New York pas encore dans le  mood football 

Coupe du monde : New York pas encore dans le  mood football 

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La Grosse Pomme peine à se transformer en ballon rond, toujours dans l'euphorie de la victoire des New York Knicks en NBA. Mais quelques nations, dont les Argentins, commencent à se faire entendre.

Hormis un gigantesque « billboard » dédié à Timothy Weah, joueur « made in Ligue 1 » (PSG, LOSC, Marseille) et star de l'équipe américaine de « soccer », le football est fort peu présent à Times Square, l'épicentre de New York. À l'inverse, les joueurs de basket des Knicks, dont les généreux sponsors comme « Visit Abu Dhabi » ont réservé des écrans XXL sur 3 ou 4 niveaux, occupent tout l'espace. Seule exception, le cube « Chief World Cup Watcher » de Fox One qui attire de nombreux curieux. On vient y voir et encourager Austin Franklin et Kevin Akoto, sélectionnés et payés 50 000 $ pour regarder « live » les 104 matchs du Mondial.

À Big Apple, qui se remet à peine de la gueule de bois phénoménale de samedi soir pour fêter le premier titre NBA des Knicks en 53 ans, et dans l'attente de la parade de jeudi, le basket est omniprésent. Juste après la célébration de la communauté portoricaine à New York et le mois de la « Pride » LGBT, le football et la Coupe du monde ne viennent qu'en quatrième position dans l'intérêt général. France-Sénégal, l'affiche qui se tient ce mardi à 15 heures (heure de New York), en grande banlieue, dans le stade des « Jets » et des « Giants » pas grand monde en a entendu parler.

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Des supporters en goguette, il y en a pourtant pléthore dans « la ville qui ne dort jamais » : des Écossais en transhumance entre Boston et Miami, des Brésiliens, qui sont restés après le match décevant (1-1) de samedi face au Maroc. Mais des Français, pas bézef. Les Irrésistibles Français avaient bien prévu un rassemblement d'une demi-heure à Times Square, à 20 heures (2 heures du matin, heure française). Mais dans l'après-midi ce sont les autres nations, dont les inévitables Argentins, qui mettaient l'ambiance. « On est 40 000 à Kansas City où notre équipe joue mardi soir contre l'Algérie. Il n'y a pas de ticket pour tous. Alors, nous sommes venus faire du bruit à New York, là où ça bouge le plus, » explique Ignacio, venu de Rosario, la ville de Messi, pour un mois de campagne américaine.

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Ce mardi au NYNJ Stadium, comme a été rebaptisé le MetLife Stadium, ils seront 5 000 Français dans un stade d'une capacité de 82 500 places, dont la ministre des Sports Marina Ferrari. L'équipe de France pourra compter sur sa notoriété et ses stars être encouragée. Hier, on a croisé Adil Rami et Redouane Bougheraba, en goguette à Times Square.

« Moi je n'ai rien trouvé à moins de 2000 euros »

Lundi soir, le consulat à New York organisait une soirée mêlant sport et business en présence de Philippe Diallo, le président de la Fédération française de football. Si la ville compte officiellement 25 000 Français (sans doute le double), les expatriés n'ont pas pu bénéficier des billets en catégorie 4 à 51 dollars (de 3,5 à 44€) réservés aux supporters officiels. Pour les autres, il a fallu débourser 191 euros en catégorie 3, puis 481 € et 535 €, voire beaucoup plus sur les sites de revente. « Moi je n'ai rien trouvé à moins de 2000 euros » se lamente Mathias, 28 ans, qui travaille dans la tech à Williamsburg.

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Pour le revoir, il va falloir patienter un peu. Mais pas trop. Les tricolores pourraient revenir à New York en 16es ou en 8es de finale suivant leur classement dans le groupe I. Et évidemment en finale, le 19 juillet.

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