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Moyen-Orient : larmée iranienne menace dune réponse sévère aux attaques israéliennes au Liban | TF1 Info

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  • L’armée iranienne a menacé d’une “réponse sévère” aux frappes israéliennes dans le sud du Liban qui ont fait quatre morts mardi.
  • Cette réaction intervient en dépit de l’annonce d’un accord entres les Etats-Unis et la République islamique pour mettre mettre fin à la guerre.
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Moyen-Orient : un accord trouvé entre l’Iran et les États-Unis

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“FUITE MASSIVE DES INVESTISSEURS”

“On assiste à une fuite massive des investisseurs hors du marché” du brut, a commenté auprès de l’AFP Stephen Schork, analyste de The Schork Group. “Tout comme nous avions connu une véritable frénésie à l’achat au début de la guerre au Moyen-Orient (…), c’est désormais l’inverse qui se produit”, a-t-il souligné.

Les Etats-Unis et l’Iran signeront vendredi en Suisse leur protocole d’accord pour mettre fin au conflit, point de départ de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d’Ormuz. Pour rappel, un cinquième du pétrole mondial transite en temps normal par ce passage maritime stratégique, bloqué par Téhéran après les premières frappes israélo-américaines contre l’Iran, fin février.

L’ACCORD PAS “UNE AVANCÉE MAJEURE”

Dans une tribune au magazine Time, (nouvelle fenêtre) Ali Vaez, de l’International Crisis Group, estime que l’accord ne représente pas “une avancée majeure au sens large du terme”.

“Il ne rapproche pas les discours américains et iraniens, qui semblent irréconciliables, ne règle pas le différend nucléaire et n’inaugure pas un nouvel ordre régional”, dit-il.

Mais il “offre un répit permettant à la diplomatie de tenter de se remettre de la violence qui a failli l’ensevelir”. Les protagonistes “marchent sur un fil”, reste à voir s’ils parviendront à transformer l’essai “avant que quelqu’un ne chute”, estime-t-il.

LA BOURSE AMÉRICAINE DISPERSÉE MALGRÉ L’ACCORD

La Bourse de New York a terminé sans direction claire mardi, les investisseurs restant prudents avant la signature vendredi du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, sur fond d’attentisme au premier jour de la réunion de la Fed.

Le Dow Jones (+0,64%) est parvenu, pour la deuxième séance d’affilée, à décrocher un record en clôture, à 52.001,64 points. Mais l’indice Nasdaq, où sont rassemblées les valeurs de la tech, et l’indice élargi S&P 500 ont tous les deux terminé dans le rouge, perdant respectivement 1,15% et 0,57%.

“RÉPONSE SÉVÈRE”

L’armée iranienne a menacé d’une “réponse sévère” aux frappes israéliennes dans le sud du Liban qui ont fait quatre morts aujourd’hui, en dépit de l’annonce d’un accord entre les États-Unis et la République islamique pour mettre mettre fin à la guerre, selon un média d’État.

“Si l’armée infanticide du régime sioniste ne met pas un terme à ses agressions dans le sud du Liban, elle devra s’attendre à une sévère réponse de la part des puissantes forces armées de la République islamique d’Iran”, a prévenu le commandement des forces armées, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué cité par la télévision d’État Irib. Selon son décompte, Israël aurait violé le cessez-le-feu au Liban 84 fois depuis l’annonce de l’accord lundi.

“CAPACITÉS DE DÉMINAGE”

Les États-Unis nous “demandent de mettre des capacités de déminage” à disposition dans le détroit d’Ormuz, a indiqué une source européenne, précisant que des bateaux français et allemands étaient notamment mobilisés à cette fin.

Donald Trump s’était pourtant montré assez peu intéressé la veille par la mission maritime internationale mise en place par Paris et Londres pour garantir le retour à la liberté de circulation dans la région, une fois la paix revenue.

“TOUT ACCORD QUI PRÉSERVERA CE RÉGIME OU SES VESTIGES ÉCHOUERA”

Le fils du chah déchu d’Iran, Reza Pahlavi, affirme aujourd’hui que tout accord avec la République islamique était voué à l’échec, au moment où Washington se prépare à une cérémonie de signature avec l’Iran.

“Tout accord qui préservera ce régime ou ses vestiges échouera. Le peuple iranien ne l’acceptera pas. Avec ou sans soutien international, le peuple iranien renversera ce régime”, écrit Reza Pahlavi sur le réseau social X.

“J’ai clairement indiqué que traiter avec un régime qui a tué plus de 40.000 Iraniens en janvier n’est pas seulement moralement condamnable, mais aussi une erreur stratégique”, a-t-il ajouté, en référence aux manifestations réprimées dans le sang en début d’année.

VENTE DU PÉTROLE IRANIEN

Les cours du brut accentuent leur baisse aujourd’hui, avec la publication d’un article du Wall Street Journal (nouvelle fenêtre) s’appuyant sur des sources proches du dossier selon lesquelles Washington autorisera Téhéran à commencer immédiatement à vendre du pétrole et du carburant dans le cadre de l’accord visant à mettre fin à la guerre.

Déjà plombé par les promesses de Donald Trump d’une réouverture du détroit d’Ormuz vendredi, jour de signature prévu de l’accord, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, chutait de 5,17% vers 16h10 (18h10 à Paris), à 78,87 dollars, peu après être tombé sous la barre des 80 dollars pour la première fois depuis début mars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, perdait 5,93% à 75,96 dollars.

ISRAËL

L’armée israélienne affirme aujourd’hui avoir intercepté des roquettes du Hezbollah tirées vers le sud du Liban et avoir riposté par des frappes, selon un communiqué militaire.

“Plus tôt dans la journée de mardi, l’armée de l’air israélienne a intercepté plusieurs roquettes tirées par l’organisation terroriste Hezbollah en direction de la zone où des soldats israéliens opèrent dans le sud du Liban”, affirme ce communiqué.

“Peu de temps après, l’armée de l’air israélienne a frappé et détruit le lanceur à partir duquel une partie des roquettes avait été tirée”, ajoute le texte.

DÉTROIT D’ORMUZ

Le trafic de navires dans le détroit d’Ormuz ne décollait pas aujourd’hui, selon la plateforme de suivi maritime Kpler, près de 48 heures après l’annonce d’un accord entre l’Iran et les États-Unis censé permettre la réouverture de ce passage stratégique vendredi.

Mardi à 15h00, Kpler n’avait détecté dans la journée que quatre franchissements du détroit par des navires de transport de matières premières, après cinq lundi. Cela restait dans le même ordre de grandeur qu’au cours de la semaine précédant l’accord (environ six par jour en moyenne).

PORTRAIT

Qui est le principal négociateur du régime depuis le début de la guerre ? Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, s’est illustré au fil des semaines dans des discussions historiques avec Washington. Son portrait est à retrouver dans cet article TF1, en lien du post ci-dessous. 

International

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“PROFONDE GRATITUDE”

Le secrétaire général du Hezbollah au Liban, Naim Qassem, remercie aujourd’hui l’Iran, dans une lettre officielle adressée au président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, dans laquelle il “exprime sa profonde gratitude envers la République islamique d'Iran pour le rôle décisif qu'elle a joué dans la dissuasion de l'agression américano-israélienne et dans la protection de la nation libanaise”, selon l’agence de presse iranienne, proche du pouvoir, ISNA. 

LIBAN

Selon le média d’État libanais, au moins quatre personnes sont décédées lors de frappes israéliennes dans le sud du pays, malgré l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran incluant la guerre opposant Israël au Hezbollah pro-iranien.

Des attaques de drones ont visé deux véhicules dans la localité de Mayfadoun et un autre dans la ville voisine de Choukine, dans la région de Nabatiyé, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), qui fait état d’un bilan provisoire de quatre morts et de plusieurs blessés.

Si les violences ont diminué au Liban depuis l’annonce de l’accord irano-américain, les bombardements israéliens dans le sud du pays ont néanmoins fait au moins cinq morts depuis lundi.

CHINE

Le ministre chinois des Affaires étrangères a averti aujourd’hui son homologue pakistanais que la prochaine phase des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, dans lesquelles le Pakistan a joué un rôle de médiateur, serait “plus difficile”.

“Il est prévisible que, comparé à la première étape, la seconde soit plus difficile”, a souligné le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi dans un entretien téléphonique avec Ishaq Dar, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères. Wang Yi a ajouté que le Conseil de sécurité des Nations unies “devrait également jouer un rôle plus important”. “Le consensus actuel est loin d’être une fin en soi, il constitue plutôt un nouveau point de départ”, a-t-il estimé.

IRAN

Le blocus américain des ports a été “levé” selon la diplomatie iranienne. 

LIEU DE SIGNATURE

L’accord entre l’Iran et les Etats-Unis sera signé vendredi au Burgenstock, près de Lucerne, au cÅ“ur de la Suisse selon le ministère suisse. Pour l’instant, “il n’est pas encore possible de fournir des informations sur le déroulement et les détails de la signature prévue”, a précisé le ministère.

Situé dans le petit canton de Nidwald, dans le centre de la Suisse, le complexe hôtelier du Bürgenstock est établi sur une crête montagneuse surplombant Lucerne et le lac des Quatre cantons. Il avait déjà abrité en juin 2024 une conférence de haut niveau sur la paix en Ukraine, à laquelle avait participé le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

L’ACCORD AU CONGRÈS AMÉRICAIN

Donald Trump a dit aujourd’hui vouloir soumettre l’accord avec l’Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d’en donner lecture à la virgule près à la presse. “Je n’ai jamais pensé à l’envoyer” au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. “Mais je vais l’envoyer au Congrès. J’aime cette idée”, a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l’accord avec l’Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l’objet d’une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

LE POINT SUR LE DÉTROIT D’ORMUZ

La conclusion d’un accord entre Téhéran et Washington aura des conséquences sur ce point maritime stratégique. Même si sa réouverture totale est prévue vendredi selon le président américain, la reprise de la navigation reste limitée. Notre envoyée spéciale TF1/LCI au Qatar, Nivin Potros, décrypte la situation. 

International

VU SUR LCI

Quelle est la situation dans le détroit d'Ormuz ?

PRIX DU PÉTROLE

Le pétrole Brent passe aujourd’hui sous les 80 dollars pour la première fois depuis mars. 

LES PÉTROLIERS IRANIENS RECOMMENCENT À CIRCULER

Des pétroliers et autres navires iraniens ont recommencé à circuler, a indiqué mardi la télévision d’État iranienne au lendemain de l’accord conclu entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre, laissant penser que les États-Unis avaient assoupli leur blocus. 

“Trois pétroliers iraniens se trouvent en ce moment dans le nord de l’Océan indien, et deux autres transportant des marchandises et du bétail sont en route vers des ports du sud” du pays, selon la chaîne.

Les Etats-Unis avaient imposé le 13 avril un blocus des ports iraniens, en réponse au verrouillage du stratégique détroit d’Ormuz par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février.

LE QATAR SE DIT “PRUDEMMENT OPTIMISTE”

Le Qatar, qui a joué un rôle clé dans les négociations visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, a prudemment estimé mardi que cet accord pourrait à terme renforcer la sécurité au Moyen-Orient. “Nous sommes prudemment optimistes sur le fait que la signature du protocole d’accord ouvre une nouvelle phase pour la sécurité régionale, à travers les discussions qui se tiendront sur le programme nucléaire et d’autres questions”, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha.

Washington et Téhéran ont annoncé lundi un cadre d’accord pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l’offensive des États-Unis et d’Israël sur l’Iran. Le Qatar avait d’abord refusé de jouer un rôle dans les négociations après avoir été visé par les attaques de représailles menées par la République islamique chez ses voisins du Golfe. Mais il s’est impliqué ces dernières semaines aux côtés du médiateur pakistanais. 

“PRUDEMMENT OPTIMISTE”

Le Qatar, qui a joué un rôle clé dans les négociations visant à mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran, estime que cet accord pourrait à terme renforcer la sécurité au Moyen-Orient.

“Nous sommes prudemment optimistes sur le fait que la signature du protocole d’accord ouvre une nouvelle phase pour la sécurité régionale, à travers les discussions qui se tiendront sur le programme nucléaire et d’autres questions”, déclare le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d’une conférence de presse à Doha.

DÉCLARATION DE TRUMP AU G7

Donald Trump a assuré qu’il n’y avait “aucune obligation” pour les États-Unis d’investir en Iran, après la conclusion d’un protocole d’accord entre les deux pays pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. “Nous n’investissons aucun argent en Iran”, a insisté le président américain, qui s’exprimait en marge du sommet du G7 à Évian.

L’ACCORD VENDREDI

Le chef de la diplomatie iranienne a annoncé le probable début de discussions approfondies avec les États-Unis vendredi, jour prévu de la cérémonie de signature du protocole d’accord trouvé entre les deux pays après plus de trois mois de guerre.

“Vraisemblablement vendredi, dans un lieu qui reste à déterminer (…) un nouveau cycle de négociations entre l’Iran et les États-Unis visant à parvenir à un accord final va débuter”, a déclaré le ministre Abbas Araghchi lors d’une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d’État.

SÉCURISATION D’ORMUZ : BERLIN POSE SES CONDITIONS

L’Allemagne a posé des conditions mardi à sa participation à une éventuelle mission de sécurisation du détroit d’Ormuz, notamment aux opérations de déminage envisagées dans ce passage stratégique du commerce mondial.

Un chasseur de mines de la marine allemande, “Fulda”, est déjà prépositionné en mer Méditerranée, mais “il n’est responsable d’engager ce navire – et de demander au Bundestag un mandat, ce qui est nécessaire – qu’une fois toutes les conditions réunies”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul sur la première chaîne publique allemande. 

Il a insisté sur la nécessité que ce soit une opération “souhaitée, pacifique” et conduite dans un contexte “sans combats” et “avec l’accord de toutes les parties”.

EXPERTISE DE LA FRANCE

Sur TF1, la ministre des Armées et des Anciens combattants Catherine Vautrin a rappelé que la France possède deux navires prêts à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz. 

CATHERINE VAUTRIN SUR TF1

Alors que les États-Unis ont annoncé une réouverture complète du détroit d’Ormuz vendredi, Catherine Vautrin s’est montrée prudente sur les modalités de passage des navires. “Le sujet qui nous préoccupe, c’est la liberté de navigation” dans le détroit d’Ormuz, a déclaré la ministre des Armées et des Anciens combattants sur TF1.

LA PRUDENCE DES ARMATEURS

Donald Trump a assuré que le détroit d’Ormuz rouvrirait complètement vendredi, mais avec ou sans péage ? Son vice-président JD Vance a dit, lui, s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de droit de passage. Du côté des armateurs, la prudence est de mise, comme l’explique notre envoyée spéciale à Doha dans la vidéo ci-dessous.

Ormuz débloqué, avec ou sans péage ?Source : TF1 Info

UN PÉAGE QUI NE DIT PAS SON NOM ?

Dans le très stratégique détroit d’Ormuz, l’Iran devrait facturer des frais liés aux services aux navires, plutôt qu’instaurer un péage dont les États-Unis ne voulaient pas. On fait le point sur LCI.

Ormuz : instauration d’un péage pour les navires ?Source : TF1 Info

VERS UNE RÉOUVERTURE SANS PÉAGE ?

Le vice-président américain JD Vance a dit lundi s’attendre à ce que l’Iran n’applique pas de péage dans le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut qui doit rouvrir totalement vendredi, selon Donald Trump.

“Le détroit est déjà partiellement ouvert, comme vous le savez”, a déclaré le président américain aux côtés de son homologue français, Emmanuel Macron, à Evian pour le sommet du G7, au lendemain de l’annonce d’un cadre d’accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre. “Vendredi, il sera complètement ouvert”, a ajouté Donald Trump.

“QUE LE PÉTROLE COULE À FLOTS”

Donald Trump a affirmé lundi que le détroit d’Ormuz serait “complètement ouvert” vendredi, jour de la cérémonie de signature du cadre d’accord trouvé entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

“Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit”, s’est réjoui le président américain sur son réseau Truth Social. “Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flot !”

BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré au conflit entre l’Iran et les États-Unis. Suivez ici, tout au long de la journée, les dernières informations ainsi que les éclairages de nos experts et envoyés spéciaux.

Donald Trump peut se prévaloir d’une victoire diplomatique après avoir arraché un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, mais celui-ci est entouré de multiples écueils et le président américain a vu son capital politique écorné. L’accueil réservé aux États-Unis à l’annonce dimanche de ce protocole d’accord, qui doit être signé vendredi à Genève, témoigne du scepticisme ambiant alors que la guerre est très impopulaire en raison de l’envolée des prix du pétrole et de l’inflation.

Iran et les États-Unis sont convenus d’un accord pour mettre fin à près de quatre mois de guerre, ouvrant la voie à des négociations sur le programme nucléaire de la République islamique et la levée des sanctions. Le protocole d’accord revient, de facto, à prolonger le cessez-le-feu en vigueur de 60 jours et à permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial, avant d’entamer des négociations qui s’annoncent extrêmement délicates sur le nucléaire iranien.

Un bateau du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) participant, semble-t-il, à une opération visant à arraisonner des navires tentant de traverser le détroit d'Ormuz, le 21 avril 2026.

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Au-delà des proches qui ont aussitôt salué le “président de la paix”, les réactions ont été mitigées, y compris dans son propre camp républicain. “Je crains que la vision qu’a l’Iran de cet accord ne corresponde pas à ce qu’affirme l’équipe de négociation américaine”, a réagi le sénateur républicain Lindsey Graham, farouche opposant à Téhéran, selon qui tout accord nucléaire conclu avec l’Iran “devra être soumis au Congrès pour examen et vote”. Le sénateur républicain John Cornyn a, lui, republié sur X un message du pasteur conservateur John Hagee disant que “mieux vaut pas d’accord qu’un mauvais accord”.

Du côté de l’opposition démocrate, le sénateur Chris Murphy s’est interrogé sur la possibilité même d’un “accord final”. Mais s’il y en a un (…), il s’agira essentiellement d’une capitulation face à l’Iran”, a-t-il affirmé tout en disant malgré tout “se réjouir, car chaque jour où cette guerre insensée et illégale se poursuit, nous nous affaiblissons”.

De hauts responsables de l’administration Trump se sont évertués à défendre les mérites de l’accord, censé in fine empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire, le vice-président américain JD Vance mettant en avant lundi que lorsque le texte de l’accord sera publié, “tout le monde pourra constater que l’Iran ne recevra pas un centime tant qu’il n’aura pas rempli ses obligations”.

La rédaction de TF1info