Des affiches inédites. Avec l’élimination de la numéro un mondiale biélorusse Aryna Sabalenka mercredi, seule une membre du top 10, Mirra Andreeva, pouvait encore prétendre à la victoire à l’issue de la quinzaine. Elle a fait la première moitié du travail en remportant la première demi-finale, jeudi 4 juin contre l’Ukrainienne Marta Kostyuk (6-1, 6-3).
Dans l’autre rencontre de l’après-midi, la Russe Diana Shnaider, qui a éliminé Aryna Sabalenka, est tombée face à la sensation de cette quinzaine, la Polonaise Maja Chwalinska, issue des qualifications (7-6, 6-4).
• Première finale de Grand Chelem pour Andreeva. La joueuse de 19 ans avait déjà joué une demi-finale sur la terre battue parisienne en 2024. En faisant tomber l’Ukrainienne Marta Kostyuk, invaincue sur terre depuis le début de saison, elle a cette fois décroché sa première qualification pour une finale de Grand Chelem. Elle a dominé de bout en bout la 15e mondiale, qui l’avait battue en finale du tournoi de Madrid.
• Chwalinska, une Polonaise peut en cacher une autre en finale. Au lancement de cette édition, on pouvait imaginer qu’Iga Swiatek, quadruple lauréate, accéderait à la finale. Mais c’est finalement une compatriote inconnue, 114e mondiale et qui dispute son premier tableau principal à Paris, qui va prendre sa place après sa victoire face à la 25e mondiale Diana Shnaider. Maja Chwalinska est la première qualifiée à atteindre la finale dans l’histoire de Roland-Garros, et la première en Grand Chelem depuis Emma Raducanu, à l’US Open 2021. La Britannique s’était alors imposée en finale.
• Une finale inédite. Comme chez les hommes, la nouvelle reine de Roland-Garros remportera son premier Grand Chelem. C’est la première fois depuis 1977 que les huit demi-finalistes des tableaux masculins et féminins n’ont jamais remporté un Majeur dans leur carrière. Mirra Andreeva comme Maja Chwalinska seront novices à ce niveau, même si la Russe, de cinq ans plus jeune que la Polonaise, a un peu plus l’expérience des grands rendez-vous. Réponse, samedi à 15h.




