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Une future crise agricole provoquée par Donald Trump aux Etats-Unis ? Comment une mouche mangeuse de chair, ér

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Un cas de lucilie bouchère, un dangereux parasite mangeur de chair éradiqué aux États-Unis depuis 1966, a été détecté au Texas. Alors que l'industrie bovine s'inquiète, les choix budgétaires de Donald Trump sont vivement critiqués pour avoir affaibli la surveillance sanitaire.

Le cauchemar des éleveurs américains est de retour. L’apparition surprise au Texas d’un cas de lucilie bouchère, communément appelée mouche à viande, ravive l’angoisse d’une crise agricole majeure. De quoi déclencher une vive polémique sur la responsabilité des politiques de l’administration Trump dans la réapparition de ce parasite.

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Un parasite mangeur de chair fraîche

La lucilie bouchère est un insecte parasite particulièrement redoutable pour les animaux à sang chaud et les humains. Les femelles s’introduisent près des hôtes pour pondre leurs Å“ufs directement dans les plaies ouvertes ou les muqueuses. À l’éclosion, des centaines de larves se développent et s’enfouissent profondément dans les tissus vivants pour s’en nourrir.

Ces larves peuvent atteindre une taille deux fois supérieure à celle des mouches domestiques ordinaires et finissent par tuer leur hôte en l’absence de traitement. Le premier cas depuis soixante ans vient d’être confirmé à La Pryor, au Texas, chez un veau de trois semaines dont la région ombilicale était gravement infestée.

La politique de Trump sous le feu des critiques

Selon la BBC, les éleveurs texans sont révoltés et certains ont accusé l’administration Trump “de ne pas prendre le problème au sérieux”. Les démocrates dénoncent la suppression de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), qui finançait le suivi des mouches à viande en Amérique centrale. Sans ce bouclier, le parasite a migré vers le nord.

De son côté, le commissaire à l’Agriculture du Texas, Sid Miller, a fustigé le gouvernement fédéral pour “une réponse lente, bureaucratique et incomplète qui a permis au ravageur de progresser sans contrôle à travers le Mexique et d’atteindre le sol américain”.

Une menace économique majeure

Le gouvernement tente de réagir en déployant des chiens renifleurs (la “brigade des beagles”) et en libérant des millions de mouches mâles stériles pour stopper la reproduction. Comme le rapporte NBC News, le cheptel bovin américain est déjà à son plus bas niveau depuis soixante-quinze ans, et une épidémie de grande ampleur pourrait “coûter des milliards de dollars” à l’industrie de l’élevage tout en faisant exploser le prix du bÅ“uf.

Malgré l’urgence, la secrétaire à l’Agriculture, Brooke Rollins, tente de rassurer en affirmant qu’ “il n’y a aucune menace d’infestation massive”. Les éleveurs restent cependant en alerte maximale.