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“Matarii i raro” beer can: the Haururu association denounces cultural exploitation to sell alcohol

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L’association Haururu monte au créneau face au nouveau collector « Matarii i raro », lancé par la brasserie de Tahiti pour célébrer l’événement. Pour ses membres, ce terme issu du calendrier ancestral mÄ’ohi possède une dimension culturelle qui mérite d’être respectée. « On est un peu outrés. Parce que ça va faire plus de quinze ans qu’on se bat pour que ces fondamentaux de notre culture rentrent dans notre quotidien », s’insurge Yves Doudoute, membre fondateur de Haururu.

« Et voilà qu’on exploite ces moments forts pour l’alcool ! »

Yves Doudoute, membre fondateur de l’association Haururu.

Valoriser la culture polynésienne

De son côté, la Brasserie de Tahiti en est à son 70ème collector. Hawaiki Nui, le pareu, Te Moana… Des éditions limitées qui mettent en lumière l’univers et l’identité polynésienne avec la volonté affichée de valoriser l’ancrage locale de la marque. « Lorsqu’on vend un produit, lorsqu’on communique sur un produit, il y a des règles précises et nous les respectons toutes. Une chose aussi est certaine : nous prônons une consommation responsable » assume Taiuhi Tixier, directeur commercial et marketing de la Brasserie de Tahiti.

« Notre objectif est de montrer l’importance que la culture polynésienne peut avoir pour nous. »

Taiuhi Tixier, directeur commercial et marketing de la Brasserie de Tahiti.

Produite également à Nouméa et en France puis exportée jusqu’au Japon, la bière collector « Matarii i raro » sera commercialisée pour une durée de cinq semaines. « Hinano a déjà dépassé nos frontières et je ne pense pas que le fait de graver Matarii i ni’a ou raro sur les canettes de bière fructifiera la vente », déplore Leone Teuira, présidente de l’Association Haururu. Et le directeur marketing de la Brasserie de rétorquer : « notre objectif n’est pas forcément de multiplier nos ventes sur ce genre d’opérations, notre objectif c’est de montrer notre ancrage culturel ».

Pour rappel, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et demeure un facteur majeur d’accidents de la route parfois mortels.