Les États-Unis ont classé jeudi 27 mai deux puissants groupes criminels brésiliens comme « organisations terroristes étrangères », passant outre l'opposition du gouvernement brésilien.
Ces groupes, Comando Vermelho (CV) et Primeiro Comando da Capital (PCC), « comptent parmi les organisations criminelles les plus violentes du Brésil », a déclaré le secrétaire d'État américain Marco Rubio dans un communiqué.
« À eux deux, ils comptent des milliers de membres et ont orchestré des attaques brutales contre des policiers, des fonctionnaires et des civils brésiliens », a-t-on ajouté de même source, précisant que leur influence s'étend « bien au-delà des frontières du Brésil, à travers notre région et jusqu'à notre pays ». La mesure sera effective à compter du 5 juin.
Demande de Flavio Bolsonaro
Les États-Unis ont classé plusieurs cartels sud-américains « organisations terroristes », ce qui interdit à leurs membres de venir aux États-Unis, ainsi que toute transaction financière avec elles sous peine de poursuites, et laisse présager une potentielle intervention militaire.
L'annonce de ces sanctions intervient peu après que le candidat conservateur à la présidence brésilienne, Flavio Bolsonaro, a dit avoir demandé mardi au président américain Donald Trump de déclarer ces deux organisations criminelles de son pays comme organisations terroristes lors d'une rencontre à la Maison-Blanche. Le Comando Vermelho (CV) et le Primeiro Comando da Capital (PCC) sont deux gangs issus du milieu carcéral brésilien.
Flavio Bolsonaro, le fils aîné de l'ancien président Jair Bolsonaro, actuellement incarcéré après une chute en disgrâce liée à une tentative de coup d'État en 2023, est engagé dans une course serrée dans les sondages face au président actuel Luiz Inacio Lula da Silva, reçu par Donald Trump à Washington deux semaines plus tôt.
Le gouvernement de gauche s'est fermement opposé à la désignation de ces organisations comme organisations terroristes, qui pourrait potentiellement entraîner une intervention militaire américaine.




