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Quand Donald Trump menace de "pulvériser" Oman, pays allié des États-Unis

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Les déclarations du président américain à propos du sultanat ont créé une certaine confusion, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’il se trompe de pays dans ses prises de parole fracassantes.


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Quand Donald Trump menace de "pulvériser" Oman, pays allié des États-Unis

Donald Trump aux côtés de Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, lors d’un conseil des ministres à la Maison Blanche, le 27 mai 2026. (KENT NISHIMURA / AFP)

Lapsus ou plan véritable ? À la surprise générale, Donald Trump s’en est publiquement pris à Oman, qu’il a menacé de “pulvériser” lors d’un conseil des ministres à la Maison Blanche, mercredi 27 mai. Le doute subsiste quant à savoir s’il vise réellement ce pays allié des États-Unis, qui joue un rôle de médiateur dans le conflit au Moyen-Orient, ou s’il l’a confondu avec l’Iran. Au cours de la même réunion, le président américain semble également s’être mélangé entre l’Iran et le Venezuela.

“Oman se comportera comme les autres ou alors il faudra les pulvériser. Ils le savent”, a averti Donald Trump lors d’un conseil des ministres retransmis en direct à la télévision américaine. Interrogé sur l’avenir du détroit d’Ormuz, cet axe stratégique restera “ouvert à tout le monde”, a-t-il aussi promis.

Ses déclarations faisaient suite à la diffusion par la télévision d’État iranienne d’un projet d’accord en discussion, suggérant que l’Iran conserverait le contrôle du détroit d’Ormuz, en coopération avec Oman. Un scénario rejeté par le président américain qui a ajouté : “Ce sont des eaux internationales. Nous le surveillerons, mais personne ne le contrôlera.”

Le sultanat d’Oman, situé dans la péninsule arabique, est pourtant un allié des États-Unis. Le pays joue également le rôle d’intermédiaire entre Washington et Téhéran dans le conflit qui les opposent. Les déclarations menaçantes de Donald Trump ont donc pris les “observateurs de court”, note l’AFP, qui n’a pas obtenu de réponse de la Maison Blanche à “sa demande de clarification”, pour savoir si le président américain avait confondu Oman et l’Iran.

Côté iranien, la réaction ne s’est fait attendre. Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé la “rhétorique menaçante des responsables américains à l’encontre de l’Iran et de plusieurs pays de la région”. Il a aussi fermement condamné les “violations continues du cessez-le-feu” par les États-Unis notamment après des frappes aériennes “menées ces derniers jours” contre le sud de l’Iran.

Ces incidents se produisent malgré les échanges diplomatiques en cours entre Téhéran et Washington visant à élaborer un accord pour mettre fin à la guerre, qui a débuté le 28 février dernier. Mercredi, Donald Trump a également menacé de “finir le travail” en Iran, en indiquant n’être pas “satisfait” de l’accord en train d’être finalisé par Téhéran. Cet accord-cadre, qualifié de “totale invention” par les États-Unis, donne la priorité à la fin de la guerre “sur tous les fronts”, y compris au Liban, où les violences continuent malgré un cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis le 17 avril.

Lors du conseil des ministres à la Maison Blanche mercredi, le président américain a aussi déclaré que l’économie américaine restait florissante, “en dépit du conflit avec le Venezuela, qui n’a plus de marine, qui n’a plus d’armée de l’air“. Des propos qui ont aussi prêté à confusion dans la mesure où Donald Trump utilise habituellement cette description d’un pays anéanti militairement pour évoquer l’Iran.

D'autant plus que ce n’est pas la première fois que Donald Trump confond des noms de pays. Il a ainsi déjà parlé de l’Albanie au lieu de l’Arménie, en affirmant avoir “réussi à arrêter la guerre entre l’Albanie [au lieu de l’Arménie] et l'Azerbaïdjan”, en octobre 2025. En janvier dernier, au forum économique de Davos en Suisse, il avait parlé à plusieurs reprises de l’Islande au lieu du Groenland dans son discours. “L’Islande nous a déjà coûté beaucoup d’argent”, avait ainsi notamment affirmé le milliardaire américain.