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We Read The Flip Side of the Coin, the Environmental Footprint of Sports and Its Not Reassuring

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Laurent Castaignède

On peut faire confiance à l’auteur : ingénieur Centralien, il a fondé son bureau d’études BCO2, spécialisé dans l’empreinte carbone des projets de bâtiments, de transports et d’événements. Déjà signataire de deux ouvrages sur les transports, le passage au sport de Laurent Castaignède est naturel, le déplacement des spectateurs étant le premier facteur d’impact de l’organisation d’événements sportifs, grands et moyens.

La castagne du XXe siècle

C’est d’ailleurs le seul et minime reproche que l’on fera au livre, une place relativement discrète sur ce point par rapport à d’autres, mais qu’il est complet cet ouvrage ! Dans le temps puisqu’il part des jeux antiques jusqu’à une fiction réaliste sur le sport au XXIIe siècle. On vous laisse le plaisir de découvrir un monde où les déplacements sont réduits et où les sports de castagne sont en vedette… Large aussi, le passage en revue des sources d’impact environnemental, de l’alimentation des sportifs au sponsoring, de la consommation des ressources en eau à l’attente à la biodiversité.

La crise à l’horizon

La perspective est claire : le sport n’est pas plus vertueux que le reste de la société, mais lui part en dérapage incontrôlé, “le toujours plus” dit l’auteur. Et s’il y a des efforts (moins de constructions neuves, un matériel recyclable), il y a des folies (des Mondiaux de foot et de rugby avec toujours plus d’équipes) et du greenwashing (des faux efforts écolos).

Au-delà, Castaignède nous éclaire : “plusieurs signaux semblent indiquer un prochain renversement de tendance” : le désintérêt des spectateurs et surtout des téléspectateurs mine l’équilibre des droits télé. “Une bulle financière sportive pourrait éclater.”

Mais l’auteur republie aussi un dessin de Léandre. Deux skieurs discutent au pied d’une piste étroite de neige au milieu des cailloux. “Pas terrible l’enneigement cette année…” regrette l’un. L’autre : “Ouais, maintenant je vais à Dubaï pour être sûr d’avoir de la neige.”