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Digital Infrastructures: Moving Africa from Technology Consumer to Producer

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La Tribune Afrique : Votre fonds adopte une approche dite de « cluster digital », qui va au-delà du financement de projets isolés pour englober simultanément les tours télécom, la fibre et les centres de données. Comment cette approche intégrée réduit-elle concrètement le coût final de l’internet pour le consommateur africain ?

Folatomi Fayemi : Comme vous l’avez bien indiqué, nous avons en effet une stratégie de cluster digital au sein du fonds EAAIF — l’Emerging Africa and Asia Infrastructure Fund.

Nous intervenons selon un modèle en trois couches intégrées : la couche passive (les tours), la couche active (la connectivité et la fibre) et le stockage (les centres de données). Nous accompagnons également de grands groupes comme les opérateurs de réseaux mobiles, les MNO. Cette vision systémique permet d’éviter la duplication des infrastructures, qui a historiquement été un facteur majeur de surcoût dans les télécoms en Afrique.

Dans un deuxième temps, en s’inspirant du modèle promu par le Forum économique mondial, nous privilégions l’infrastructure partagée. Cela permet aux opérateurs mobiles de réduire considérablement leurs dépenses en capital et se traduit mécaniquement par une baisse du coût final de la donnée pour le consommateur africain. En soutenant par exemple la partie passive, on crée les conditions d’un partage d’infrastructure qui libère du capital pour les opérateurs et fait baisser les coûts.

Le troisième point n’est pas directement lié aux coûts, mais concerne la viabilité générale de l’écosystème. En soutenant des acteurs opérant sur ces trois couches simultanément, on crée des flux de trésorerie plus diversifiés qui renforcent la solidité de toute la chaîne de valeur. Cela rend les services plus abordables à terme et facilite pour les opérateurs la capacité à proposer des services suffisamment compétitifs.