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Big Mistakes on Netflix: our review of this irreverent series

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Big Mistakes on Netflix: our review of this irreverent series

L’excellent Dan Levy joue un pasteur gay et le fils de l’actrice Metcalf dans Big Mistakes.images: netflix

Vous vous souvenez sans doute de Laurie Metcalf pour son rôle dans la série Roseanne. Dans le nouveau thriller comique Big Mistakes, sur Netflix, elle doit gérer les bourdes de son fils (un pasteur gay) et de sa fille (rebelle et paumée), mais aussi la mort de sa propre mère et son élection à la mairie. Désopilant et irrévérencieux.

Dieu que c’est frais et corrosif à la fois! Ce n’est pas tous les jours que Netflix balance quelque chose d’aussi aiguisé, rythmé et malin, surtout dans le monde plutôt mielleux de la comédie américaine. Dan Levy et Rachel Sennott ont torché ensemble une série basée sur un frère et une sœur qu’ils rêvaient d’incarner à l’écran. Succès oblige, l’agenda de Rachel a été accaparé par le tournage de la suite du succès de I Love LA, sur HBO.

Ne partez pas tout de suite, parce que sa remplaçante vaut son pesant d’or. Dans le rôle de Morgan, une prof qui a raté le coche à Hollywood, on a droit à l’étonnante Taylor Ortega. Dan Levy, révélé par l’excellente série Bienvenue à Schitt’s Creek qu’il a créée avec son père Eugène, incarne de son côté Nicky, un pasteur dévoué à sa petite communauté, mais également à sa vie de couple.

Il est très amoureux de Tareq, mais son homosexualité est un secret aussi bien gardé que l’existence du Christ et l’étrange vie de gangster que va mener cette fratrie que tout oppose.

Dans cette famille déjantée, on choisit la mère

Il suffira d’un banal événement pour que Morgan et Nicky se retrouvent mêlés malgré eux à la pègre locale, puis internationale. La frangine est une trentenaire rebelle et un peu paumée, incapable de savoir si son mec et son job sont les bons.

Le frangin, lui, est sans doute l’homme qui soupire le plus au monde. Exaspéré en permanence, faisant constamment d’une broutille une montagne, il sera le moins enclin des deux à digérer le tumulte de leur deuxième vie hors-la-loi.

La bande-annonce de Big Mistakes:

Vidéo: youtube

Transformés en homme et femme de main d’un gang de receleurs turque pour tenter de sauver leur peau, Nicky et Morgan se crêpent le chignon du matin au soir, avec une arbitre qui aurait volontiers autre chose à foutre: la maman. Incarnée par l’excellente Laurie Metcalf, Linda vient de perdre sa propre mère et démarre tout juste une campagne maladroite pour devenir maire du patelin.

C’est dire à quel point les Big Mistakes des gamins atterrissent dans son quotidien comme l’apocalypse sur la Terre. Solide, mais au bout du rouleau, attentionnée, mais particulièrement vache, Linda souffle le chaud et le froid dans sa propre famille avec un charme joyeusement avarié. De celle qui en a vu d’autres.

«NOTRE FAMILLE EST UN GROUPE FACEBOOK INCLUSIF, C’EST BIEN COMPRIS??»

Linda, tout aussi exaspérée que son pasteur de fils

Deux ingrédients de grande qualité font monter la mayonnaise de cette comédie noire: le jeu des acteurs frise la perfection et les dialogues sont délicieux. C’est nerveux, rythmé, très drôle et totalement irrévérencieux, avec des blagues qui déboulent souvent là où on ne les attend pas.

Mention très spéciale pour la bande-son, composée pour l’occasion par la compatriote de Dan Levy, la Canadienne Peaches. Au programme, un habile électro-punk grésillant qui fait office d’indispensable second rôle: «Il y a une euphorie qui survient lorsqu’on crée des choses et qu’une pièce du puzzle arrive et dépasse de loin toutes nos attentes», racontait le showrunner à la presse américaine. On abonde.

L’énergie communicatrice déployée dans cette première saison de Big Mistakes laisse augurer une deuxième salve totalement méritée.