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War in the Middle East: Impact remains limited in France, according to the Bank of France

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La croissance va ralentir mais devrait rester positive, selon le gouverneur Villeroy de Galhau.

Industrie, services, croissance, inflation… L’impact de la Guerre au Moyen-Orient sur les entreprises en France reste “limité” au premier trimestre, a estimé lundi 13 avril la Banque de France, qui prévoit toujours une croissance du PIB trimestriel pouvant aller “jusqu’à 0,3%”.

Ainsi, en mars, la production dans l’industrie s’est raffermie “nettement” et dépasse même les anticipations que les chefs d’entreprise avaient exprimées lors de la précédente enquête. Les services et le bâtiment demeurent “dans l’ensemble bien orientés”, malgré des contrastes d’une branche à l’autre.

L’enquête, réalisée du 27 mars au 3 avril auprès de 8 500 chefs d’entreprises, montre toutefois que l’activité a sans doute ralenti ce mois-ci. Et, si les chefs d’entreprises industrielles sont 11% à avoir relevé leurs prix de vente en mars, une “proportion conforme à la moyenne historique”, selon l’enquête, les baisses n’ont pas dépassé 2%, une proportion plus faible que les 5% généralement observés en mars. Surtout, ces chefs d’entreprises industrielles sont 23% à envisager une hausse “modérée” de leurs prix en avril, en réponse à la progression du coût des matériels destinés à la production.

Dans le bâtiment, de même, “une accélération des prix” est attendue en avril. Et dans les services marchands, une hausse de 10% est attendue ce mois-ci, mais c’est “proche de la moyenne observée par le passé”, note la Banque de France.

Plus généralement, ces chefs d’entreprises signalent quand même un fort regain d’incertitude, à un niveau comparable à celui atteint lors du déclenchement de la guerre en Ukraine il y a quatre ans. L’indicateur d’incertitude mis en place par la Banque de France est construit à partir de l’analyse textuelle des commentaires des entreprises interrogées.

“Vives préoccupations”

Les patrons ont ainsi exprimé “de vives préoccupations”, tant sur l’évolution des prix que sur le renchérissement des coûts de fret, les risques de difficultés d’approvisionnement ou les possibles perturbations logistiques. Ils ont “des difficultés accrues à se projeter à court terme” et dans ce contexte, “leurs prévisions demeurent particulièrement prudentes”, observe l’enquête.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s’est félicité, dans une réaction en vidéo, que l’enquête confirme pour mars “la résilience de l’économie française, en particulier l’industrie”. La prévision d’une croissance trimestrielle pouvant aller jusqu’à 0,3% “confirme notre prévision d’une croissance ralentie, mais positive encore (…) en 2026”, malgré les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

L’Insee donnera le 30 avril les premiers chiffres de la croissance du premier trimestre.

Le gouverneur relève cependant que “ce conflit a des conséquences plus négatives sur l’économie”, avec “deux signaux d’attention” à surveiller, d’abord la remontée de l’incertitude, ensuite les “difficultés d’approvisionnement” évoquées, particulièrement par les entreprises dépendantes au pétrole ou aux carburants. Les annonces de hausses de prix en avril sont “évidemment un point à suivre avec attention”, selon lui, avec “une vigilance de notre part”.

Le gouvernement réunira le 21 avril un comité d’alerte des finances publiques, au cours duquel il devrait présenter des prévisions de croissance et d’inflation actualisées, pour tenir compte des conséquences économiques de la guerre déclenchée le 28 février contre l’Iran par les États-Unis et Israël.