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NGO Amnesty International calls for investigation into potential Israeli war crimes in Syria

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L’armée israélienne est soupçonnée de détruire des villages, pas seulement au Liban, mais aussi dans la Syrie voisine. L’ONG Amnesty International accuse Israël d’avoir délibérément détruit des habitations dans le secteur du Golan. Elle appelle, ce jeudi 14 mai, à enquêter sur des “crimes de guerre” potentiels dans la zone syrienne démilitarisée près de la frontière israélienne.Après la prise du pouvoir par une coalition islamiste en Syrie fin 2024, Israël a envoyé des troupes dans cette zone tampon patrouillée par l’ONU censée séparer les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, occupé depuis 1967 puis annexé par l’État hébreu. Mais on y retrouve tous les codes de l’occupation de la part de l’armée israélienne. Elle y fait des incursions, elle y construit des bases militaires et a positionné les lourdes barrières jaunes en métal pour restreindre et contrôler la circulation, comme elle le fait depuis des décennies en Cisjordanie.

Ce que documente Amnesty International, c’est la destruction d’une partie de l’habitat. “On ne parle pas seulement du bâtiment qui a disparu, mais d’un endroit où les gens vivaient, explique Kristine Beckerle, numéro deux de l’ONG au Moyen-Orient. Vous avez des gens qui ont été mis à la porte, puis qui ont découvert que leur maison avait été détruite et maintenant ce sont des déplacés.”Depuis le 7 octobre 2023, Israël applique une politique de la terre brûlée. À Gaza et au Liban, l’armée détruit des quartiers entiers pour créer des zones tampons. Amnesty International redoute que ce système s’applique en Syrie. “Les standards du droit international sont extrêmement clairs, vous ne pouvez pas juste aller dans un endroit habité, détruire les maisons, créer des no man’s land parce que vous voulez faire une zone de sécurité, ce n’est pas une justification valable”, poursuit Kristine Beckerle. D’après Amnesty, 23 maisons ont été détruites dans au moins trois villages en Syrie.