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Une catastrophe pour toute lEurope, une trahison : la droite semporte contre le plan espagnol de régularisation des sans-papiers

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Alors que le gouvernement espagnol s'apprête à accueillir un demi-million de migrants sans-papiers, en France, des élus de droite alertent sur les conséquences de cette décision.

«C'est une catastrophe pour toute l'Europe.» Alors que s'ouvre ce jeudi en Espagne une procédure visant à régulariser un demi-million d'immigrés sans papiers, l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a exprimé sa vive inquiétude devant le Parlement européen. Selon lui, «cet appel d'air n'est pas seulement un risque pour l'Espagne, c'est un risque pour tous nos pays» sur le plan sécuritaire, en raison de l'absence de «vérification sérieuse des profils».

Ce programme de régularisations massives est présenté par le premier ministre Pedro Sanchez comme une «nécessité» face au vieillissement de la population espagnole et une façon de soutenir l'économie nationale. Il a justifié cette décision dans une lettre adressée à tous les habitants ce mardi. Ce plan, mis en œuvre grâce à un décret royal, est la conséquence d'une initiative populaire votée par 600.000 Espagnols et près d'un millier d'associations. Il s'inscrit toutefois à rebours des politiques migratoires de la plupart des États européens qui cherchent à réduire les flux.

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«Notre pays doit se protéger face à ces vagues migratoires»

Comme François-Xavier Bellamy, de nombreux élus de la droite française s'offusquent et alertent sur la nécessité d'empêcher ces nouveaux ressortissants espagnols de venir en France. Pour Marine Le Pen, «notre pays qui croule déjà sous le poids d'une immigration ininterrompue doit se protéger face à ces vagues migratoires qui ne font que commencer». La députée RN du Var Laure Lavalette affirme que «l'Espagne de Sanchez doit immédiatement être sortie de l'espace Schengen».

Pour sa part, l'eurodéputé français Fabrice Leggeri, coordinateur du RN au Parlement européen, interrogé par Europe 1, y voit «une pompe aspirante pour le futur». «La France peut être évidemment en première ligne, parce que nous sommes le passage obligé pour aller de l'Espagne à l'espace Schengen et pour toutes ces raisons ça concerne la France également», affirme-t-il. Pour Éric Ciotti, le maire de Nice, cette régularisation de 500.000 migrants décidée de façon unilatérale est «une trahison européenne», «une décision solitaire qui impactera toute l'Europe». Il appelle Emmanuel Macron à rétablir les frontières avec l'Espagne.

L'eurodéputé François-Xavier Bellamy espère que le règlement retour empêchera bientôt une telle fuite en avant. Ce texte, adopté par le Parlement européen le 26 mars dernier, prévoit de créer des «plateformes de retour» dans des pays hors de l'UE, visant à réceptionner des migrants dont la demande d'asile a été rejetée. Il doit également renforcer les sanctions contre les individus non régularisés qui refuseraient de quitter le territoire européen.