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Guerre au Moyen-Orient: les États-Unis et l'Iran ont entamé leurs pourparlers en Suisse pour mettre…

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Le nucléaire et la question du cessez-le-feu au Liban seront au coeur des négociations entamées ce dimanche 21 juin par les États-Unis et l’Iran en Suisse. Ces pourparlers visent à mettre définitivement fin à la guerre.

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran pour trouver une paix durable au Moyen-Orient ont débuté ce dimanche 21 juin après-midi dans un hôtel de luxe des Alpes suisses, quatre jours après la signature d’un protocole d’accord déjà fragilisé par la situation au Liban.

La diplomatie qatarie a annoncé “l’ouverture des travaux du sommet du lac de Lucerne et la tenue de la première réunion de la commission de haut niveau”, réunissant les “représentants des États-Unis, de la République islamique d’Iran et des deux États médiateurs”, Qatar et Pakistan.

Peu avant, la télévision d’État iranienne avait fait état d’une “réunion tripartite impliquant l’Iran, les États-Unis et le Qatar” portant sur “un cessez-le-feu global au Liban et les avoirs iraniens bloqués”.

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Aucun accord n’est possible sans cessation des hostilités au Liban

Les négociations s’ouvrent à l’ombre des combats qui se sont poursuivis vendredi et samedi au Liban en dépit d’une clause de l’accord-cadre prévoyant la fin des hostilités sur tous les fronts, et de la nouvelle fermeture du détroit d’Omuz annoncée samedi par Téhéran en représailles.

Des frappes israéliennes ont fait au moins 30 morts samedi dans l’est et le sud du Liban, avant une accalmie depuis la soirée, lorsque l’armée israélienne a reçu l’ordre de cesser les affrontements avec le Hezbollah pro-iranien.

Aucun accord avec les États-Unis n’est possible sans cessation des hostilités au Liban, a averti peu avant le lancement des discussions le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Mais le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a ensuite affirmé que ses troupes pouvaient agir “sans aucune restriction” pour “éliminer les menaces” au Liban, et réitéré qu’elles y resteraient dans la zone qu’elles occupent dans le sud.

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Le nucléaire et le cessez-le-feu au Liban au coeur des discussions

Les pourparlers se tiennent à l’hôtel de Bürgenstock, surplombant le lac de Lucerne, au centre de la Suisse, la délégation américaine étant dirigée par le vice-président JD Vance, et l’iranienne par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf. La délégation iranienne compte également, selon la télévision d’État iranienne, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi et le gouverneur de la Banque centrale Abdolnaser Hemmati.

Les discussions devraient durer “quelques jours”, a déclaré JD Vance à la presse samedi soir, ajoutant qu’il ne pourrait rester “qu’un jour ou deux” en Suisse, où se trouvent également l’émissaire Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner. “J’espère qu’on va faire des progrès sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban. Ce sont les deux points principaux sur lesquels je pense que nous allons nous concentrer”, a-t-il déclaré.

Esmaïl Baghaï a affirmé que le Liban constituerait le “principal” sujet des discussions, aux côtés des avoirs gelés de l’Iran et de ses exportations pétrolières. Le président iranien Massoud Pezeshkian a lui réitéré dimanche que l’Iran ne cherchait pas à se procurer de bombe atomique, mais insisté sur le droit de son pays à l’enrichissement d’uranium. Les deux parties ont tenu dans la matinée des réunions avec les médiateurs.

Le Qatar espère “un accord global et durable”

Ces pourparlers sont censés aboutir sous 60 jours à un accord final pour mettre un terme au conflit au Moyen-Orient, déclenché par des frappes israélo-américaines sur l’Iran le 28 février. Les hostilités ont causé des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ébranlé l’économie mondiale.

Doha a dit espérer “un accord global et durable traitant l’ensemble des questions abordées” dans le protocole d’accord. Le conseiller militaire du guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a pour sa part appelé de se garder de tout “optimisme”, estimant sur X que “l’ennemi a montré qu’il ne tenait pas ses promesses”.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars par des tirs de roquettes contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué au début du conflit. Depuis, les opérations israéliennes au Liban ont fait 4.057 morts, selon Beyrouth. L’armée israélienne y a recensé 36 militaires tués depuis le 2 mars.

Avant son départ pour la Suisse, le vice-président américain avait assuré que la situation “s’améliorait” au Liban. Depuis samedi, “une trêve fragile est en vigueur”, a relevé Esmaïl Baghaï.

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Menaces sur le détroit d’Ormuz

Après les nouveaux affrontements au Liban, le commandement central de l’armée iranienne a annoncé que “le détroit d’Ormuz serait fermé au trafic maritime”, une “première mesure en réponse à la violation des engagements par l’ennemi”. Il a menacé “d’autres mesures” si nécessaire “pour contraindre l’ennemi à respecter ses obligations”.

La réouverture du détroit a constitué l’un des points clés du protocole d’accord. L’Iran avait verrouillé au début de la guerre cette voie maritime stratégique par laquelle transitaient auparavant quelque 20% des hydrocarbures mondiaux, provoquant une flambée des cours du pétrole.

Après l’annonce par l’Iran de sa nouvelle fermeture, le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a indiqué que ses forces demeuraient “vigilantes”. Selon lui, 55 navires marchands ont franchi le détroit de manière sûre samedi.

Téhéran a par ailleurs évoqué la possibilité d’imposer des “frais” de service maritime aux navires y transitant. Et le président américain a menacé d’y imposer un péage en cas d’échec des discussions.