Sous les dorures de Versailles, Donald Trump a scellé un accord historique avec l’Iran, mettant fin aux hostilités pour 60 jours. Entre soulagement international et critiques de “capitulation”, ce texte soulève une question : le président américain a-t-il trop cédé face à Téhéran ?
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Une signature à poser au bas d’un document en 14 points. Sous les dorures de Versailles, Donald Trump parafe le protocole d’accord avec l’Iran, félicité par Emmanuel Macron, dont les applaudissements traduisent le soulagement d’une partie de la communauté internationale. Ce texte, le voici, il met fin aux hostilités pour une période de 60 jours, y compris au Liban. Ce n’est pas un accord définitif, mais une feuille de route qui ouvre une période de négociation. Priorité absolue, rouvrir le détroit d’Ormuz. L’armée américaine va lever le blocus naval des ports iraniens.
En échange, Téhéran doit rouvrir ce verrou stratégique sans droit de passage pendant 60 jours. À terme, l’Iran et le sultanat d’Oman pourraient se voir autorisés à prélever une taxe qui n’existait pas avant la guerre. Sur le nucléaire, c’est le plus grand flou. Le régime iranien se réengage à ne pas développer d’armes nucléaires. Mais le sort des stocks d’uranium déjà enrichi ne sera discuté que dans un second temps.
Le régime iranien sort-il renforcé de cette guerre ? Le président a posé sourire aux lèvres avec le document et proclamé la victoire. Lever des sanctions sur le pétrole, dégel de certains avoirs. Le texte prévoit aussi un plan régional finançant la reconstruction de l’Iran à hauteur de 300 milliards de dollars. Donald Trump semble aussi reculer sur la destruction des stocks de missiles. “Il faut bien qu’ils en aient car d’autres pays en ont. Ce n’est pas simple et les missiles ne sont pas le problème”, a déclaré Donald Trump.
Le président américain a-t-il fait trop de concessions ? L’opposition parle de capitulation, mais les critiques viennent aussi de son propre camp. “Les Iraniens ont compris qu’en prenant le détroit à la gorge, ils obtiennent ce qu’ils veulent du monde occidental”, lance Bill Cassidy, sénateur républicain de Lousiane.
L’ambition initiale de Donald Trump était d’obtenir une capitulation sans condition de l’Iran, mais rattrapé par le chaos économique et par l’impopularité de ce conflit, le voilà qui cède sur de nombreux points, donnant à certains Américains l’impression d’avoir fait une guerre pour rien.






